Nous nous concentrons sur les valeurs restées en retrait.
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Nous nous concentrons sur les valeurs restées en retrait.La rentrée scolaire est derrière nous, l'automne peut officiellement commencer ! En Bourse, la saison estivale fut en définitive à l'image de la météo : pas particulièrement clémente... Entre la mi-juillet et la mi-août surtout, les marchés européens ont même connu une sérieuse baisse. Cela dit - et c'est ce qui compte - la tendance haussière n'a pas été interrompue (une fois de plus).Cette tendance haussière s'est amorcée il y a plus de cinq ans (printemps 2009) et n'a connu de réel creux qu'à l'été 2011. D'ailleurs, il aurait sans doute été préférable que cet été aussi, la Bourse américaine corrige de plus de 3 ou 4%, ce qui nous aurait procuré une plus grande zone de confort. C'est en effet toujours et jusqu'à nouvel ordre Wall Street qui détermine la tendance des marchés boursiers occidentaux. Une tendance haussière de plus de cinq ans, c'est historiquement très long déjà, et en l'occurrence, elle est surtout soutenue par la politique monétaire hyperaccommodante des banques centrales, dans leur tentative de restaurer le système bancaire et d'extraire l'économie de la crise. Les résultats des entreprises se sont naturellement aussi nettement améliorés, mais cette croissance a malgré tout fait défaut ces dernières années. Du moins si l'on se concentre sur les valeurs américaines.Plus sélectif encorePersonne ne contestera que la hausse actuelle est déjà " mature ". En d'autres termes, nous sommes plus proches de la fin que du début. Pour l'heure, impossible de donner une date de fin. La réaction des marchés financiers au revirement de politique monétaire américaine sera déterminante à cet égard. " Quelque part " en 2015, au terme de la réunion de la Réserve fédérale, Janet Yellen annoncera que la Banque centrale américaine a relevé le taux directeur. En théorie, les marchés obligataires devraient alors être plus affectés par cette décision que les marchés d'actions. Cela dit, l'approche actuelle étant historique à plus d'un égard, rien ne permet d'affirmer que Wall Street n'en souffrira pas également.Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : l'investisseur doit se montrer plus sélectif dans le choix de ses actions. Pour notre part, nous nous concentrons donc pleinement sur les valeurs en retrait. Notre titre, " Pêche de fond ", fait référence aux entreprises qui ont déçu récemment ou de longue date leurs actionnaires, qui affichent dès lors des valorisations nettement plus raisonnables aujourd'hui que la moyenne du marché. Naturellement, il faut que ces valeurs aient des perspectives d'embellie, et que le marché fasse abstraction de ces perspectives en raison d'une ou plusieurs déceptions passées. Nous espérons que nos plus récents achats, comme Cosan, renforceront nos convictions à cet égard au cours des prochains mois, voire années. Des valeurs telles que Nyrstar (en net retrait dans le secteur des matières premières) et GlaxoSmithKline (idem dans le secteur pharma) sont d'autres exemples d'actions que nous surveillons actuellement et qui pourraient faire l'objet, dans les prochaines semaines, d'un portrait dans notre rubrique Flash, être estampillées d'un conseil d'achat et accéder à la liste des valeurs entrant en Sélection, voire en portefeuille. Parallèlement, nous veillerons à ce que ce dernier ne comporte pas de valeurs (trop) chères, qui pourraient plonger en réaction à un nouveau repli (sérieux).