Qui suit l'actualité des marchés financiers depuis plus longtemps, se souvient probablement de la profonde crise qu'ont traversée les pays émergents de 1997 à 1998. Au cours de périodes comme celle que nous vivons, les observateurs s'empressent d'établir un parallèle avec ce chapitre plus sombre de l'histoire de ces régions du monde ; les oiseaux de mauvais augure ne manquent pas de nous rappeler comment celle-ci s'était terminée et de nous promettre la même issue.
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Qui suit l'actualité des marchés financiers depuis plus longtemps, se souvient probablement de la profonde crise qu'ont traversée les pays émergents de 1997 à 1998. Au cours de périodes comme celle que nous vivons, les observateurs s'empressent d'établir un parallèle avec ce chapitre plus sombre de l'histoire de ces régions du monde ; les oiseaux de mauvais augure ne manquent pas de nous rappeler comment celle-ci s'était terminée et de nous promettre la même issue.Or, comme nous l'écrivions dans la précédente stratégie, il y a trop peu d'éléments de comparaison actuellement. Au fil des quinze années qui se sont écoulées depuis la précédente crise, la quasi-totalité des pays émergents ont vu leur situation fondamentale s'améliorer. Par voie de conséquence, leurs réserves étrangères se sont considérablement étoffées (environ 7700 milliards USD au total), leurs balances commerciales se sont assainies et leur endettement s'est considérablement allégé. La probabilité d'une crise des pays émergents plus large et de longue durée est dès lors nettement moins importante aujourd'hui qu'à l'époque. Un vent de panique n'est pas totalement à exclure, mais il serait synonyme, selon nous, d'autant de belle opportunités d'entrée pour le plus long terme.Les sorties de capitaux - sur la seule semaine dernière, ceux-ci ont totalisé quelque 10 milliards USD - des marchés émergents sont inspirées par le ralentissement de la croissance chinoise et le processus de tapering enclenché aux USA. Cela dit, ni la Chine ni les Etats-Unis n'ont intérêt à voir la situation leur échapper à court terme. Le rythme de mise en oeuvre du tapering, par exemple, peut toujours être ralenti, voire interrompu momentanément.De même, les actions européennes et américaines qui sont liées de près ou de loin aux marchés émergents affichent une évolution moins favorable que la moyenne du marché. C'est le cas depuis environ un an déjà, et cette donne pourrait encore se confirmer au cours des prochains mois et semaines. Pour notre part, nous sommes convaincus depuis un certain temps déjà que ces régions recèlent un potentiel certain pour le plus long terme. A court terme, les perspectives de croissance du monde " mature " (zone euro, USA et Japon) se sont améliorées, mais le taux de croissance escompté se situe entre 1 et 3% seulement. Alors que dans les pays émergents, ce taux a certes ralenti, mais est toujours supérieur en moyenne à 3%. Qui plus est, les valeurs européennes et américaines réalisent encore généralement la moitié de leur chiffre d'affaires sur les marchés occidentaux. Un aspect dont les investisseurs ne tiennent manifestement pas compte lorsqu'ils sanctionnent ces titres.C'est la raison pour laquelle nous vous présentons une valeur, dans notre rubrique Flash, dont l'activité est étroitement liée aux marchés émergents mais qui peut simultanément tirer profit du rétablissement économique attendu en Europe. Le groupe français SEB est en effet le plus grand spécialiste mondial des petits appareils ménagers électriques.