Les scandales de corruption se succèdent au Brésil. En août dernier, l'ancienne présidente Dilma Rousseff était destituée dans le cadre de la fameuse affaire Petrobras. Avant elle, son prédécesseur Lula da Silva avait dû faire un pas de côté après des accusations de financement irrégulier de son parti. Désigné l'an dernier, Michel Temer avait la tâche difficile de nettoyer la scène politique brésilienne. Dans un premier temps, il a semblé y parvenir. Mais moins d'un an après Rousseff, Temer est lui aussi dans le collimateur de la justice.
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Les scandales de corruption se succèdent au Brésil. En août dernier, l'ancienne présidente Dilma Rousseff était destituée dans le cadre de la fameuse affaire Petrobras. Avant elle, son prédécesseur Lula da Silva avait dû faire un pas de côté après des accusations de financement irrégulier de son parti. Désigné l'an dernier, Michel Temer avait la tâche difficile de nettoyer la scène politique brésilienne. Dans un premier temps, il a semblé y parvenir. Mais moins d'un an après Rousseff, Temer est lui aussi dans le collimateur de la justice. Le président en exercice est accusé d'avoir approuvé le versement de pots-de-vin à l'ancien président du parlement. La situation n'est pas tout à fait claire, mais le mal est fait. Le réal brésilien (BRL) est sous pression et les marchés d'actions ont dévissé. Les matières premières n'ont pas été épargnées, notamment celles dont le Brésil est un producteur important (céréales, café et sucre). L'an dernier, le Bovespa, l'indice de la Bourse brésilienne, avait gagné 40% sur fond d'anticipation d'une nouvelle culture politique et d'une reprise économique. Cette tendance s'est poursuivie au début de cette année, avec une hausse de 15%. Mais la récente correction a eu raison de la totalité des gains enregistrés cette année. Un nouveau scandale de corruption serait lourd de conséquences. Le produit intérieur (PIB) s'est contracté de 3,6% en 2016, après un recul de 3,8% l'année précédente. Pour 2017, le FMI prévoit une croissance modeste de 0,3%. Le déficit budgétaire (9% du PIB) et la dette publique (70%) restent élevés. Cette combinaison pose un problème vu les taux élevés et les lourdes charges de financement qu'ils impliquent. Mais on note aussi des évolutions positives. L'inflation est retombée à son plus bas niveau en près de sept ans. L'objectif de la Banque centrale brésilienne est presque atteint, ce qui pourrait lui permettre d'accélérer la réduction de son taux directeur. Après sa baisse du mois dernier, celui-ci s'élève encore à 11,25%. Une nouvelle baisse est en principe favorable au secteur financier et aux dépenses des consommateurs. La volatilité devrait rester élevée à court terme. Ceux qui veulent parier sur une reprise de la hausse boursière peuvent acheter le tracker iShares MSCI Brazil Capped ETF (ticker EWZ) émis par BlackRock. Ce tracker est le plus grand sur le Brésil en termes d'actifs sous gestion, et de loin le plus liquide. L'EWZ reflète la performance du MSCI Brazil 25/50 Index. Cet indice compte 50entreprises, et aucune participation individuelle ne peut avoir un poids supérieur à 25%. De plus, la somme de toutes les participations dont le poids est supérieur à 5% ne peut excéder 50%. La diversification est ainsi garantie.