Vendredi dernier, on a appris que Wildo Properties, actionnaire principal avec 69% des actions, entre les mains du fondateur Eric Domb, et Alychlo (2,4%, Marc Coucke) lançaient une offre conjointe à 73 EUR par action (hors 2 EUR de dividende par action) sur les actions en circulation. L'offre est proche du plus-haut historique qui avait été brièvement atteint au printemps 2014 - au plus fort de la " pandamanie ". Nous suivons l'action Pairi Daiza, anciennement Parc Paradisio, depuis des années. Ouvert en 1994 sous la forme d'un modeste parc ornithologique, Pairi Daiza s'est énormément développé ces 10 dernières années sous l'impulsion de son fondateur Eric Domb. C'est aujourd'hui un parc naturel impressionnant, qui accumule les récompenses. Il est clair que les fonds levés lors de son entrée en Bourse en 1999 ont accéléré la croissance. Mais l'histoire boursière n'a réellement connu un coup d'accélérateur qu'en septembre 2013, lorsqu'on a appris que le parc pourrait héberger deux pandas chinois, Xinhui et...

Vendredi dernier, on a appris que Wildo Properties, actionnaire principal avec 69% des actions, entre les mains du fondateur Eric Domb, et Alychlo (2,4%, Marc Coucke) lançaient une offre conjointe à 73 EUR par action (hors 2 EUR de dividende par action) sur les actions en circulation. L'offre est proche du plus-haut historique qui avait été brièvement atteint au printemps 2014 - au plus fort de la " pandamanie ". Nous suivons l'action Pairi Daiza, anciennement Parc Paradisio, depuis des années. Ouvert en 1994 sous la forme d'un modeste parc ornithologique, Pairi Daiza s'est énormément développé ces 10 dernières années sous l'impulsion de son fondateur Eric Domb. C'est aujourd'hui un parc naturel impressionnant, qui accumule les récompenses. Il est clair que les fonds levés lors de son entrée en Bourse en 1999 ont accéléré la croissance. Mais l'histoire boursière n'a réellement connu un coup d'accélérateur qu'en septembre 2013, lorsqu'on a appris que le parc pourrait héberger deux pandas chinois, Xinhui et Haohao. Un honneur énorme, qui n'échoit actuellement qu'à cinq parcs zoologiques en Europe et qui fait systématiquement exploser les nombres de visiteurs. En 2014, celui-ci a ainsi augmenté de 12%, à 1,30 million. Et - sur la base des 1,3 million de visiteurs jusque fin août - un nouveau record aux alentours de 1,6 million devrait être atteint cette année. En dix ans, le nombre de visiteurs et le chiffre d'affaires ont triplé, alors que les cash-flows opérationnels (EBITDA) ont presque été multipliés par six. Eric Domb nourrit cependant encore de nombreux projets d'investissement qui, selon ses propres termes, ne seront pas toujours conciliables avec les intérêts des actionnaires. Ainsi, la " Terre du Froid ", dont l'ouverture est prévue en 2007 ou 2018, offrira sans doute la possibilité de passer la nuit à l'hôtel. Il sera donc en partie possible de surmonter la longue fermeture de cinq mois par an. Au début de l'an dernier, Wildo Properties avait déjà racheté la participation de 15% de la Région wallonne à 40 EUR par action. Avant l'annonce de l'arrivée de Xinhui et Haohao, l'action de Pairi Daiza s'échangeait sous les 30 EUR. Après un pic à 75 EUR, l'euphorie s'est peu à peu dissipée au cours des mois qui ont suivi l'arrivée des pandas, et l'action fluctue principalement entre 45 et 55 EUR par action depuis. Par rapport à ce niveau, la prime est considérable. Même si l'action recèle assurément un potentiel encore plus important à plus long terme, nous trouvons l'offre acceptable. Nous proposons donc, certes avec un certain pincement au coeur, d'accepter l'offre (rating 3B). J'ai conservé mes actions chinoises d'ICBC. Dois-je encore les vendre ? Nous avons repris ICBC, pour Industrial & Commercial Bank of China, dans le portefeuille modèle à la fin de l'an dernier. Nous l'avons fait sur la base d'une " valorisation de fin de marché baissier " pour la plus grande banque de Chine, et même la plus grande banque au monde à de nombreux égards. Nous l'avons cependant revendue plus tôt que prévu, avec un gain de plus de 35% en quelques mois. Pas en raison de l'augmentation de la valorisation, mais parce que nous craignions une correction après l'ascension phénoménale des Bourses chinoises au printemps dernier. Entretemps, il s'est avéré que même ICBC - première pondération du Shanghai Composite Index - n'était effectivement pas de taille à résister à un éclatement de la bulle boursière, et l'action est retombée depuis de 18 USD à 12 USD par action. Les résultats du 1er semestre 2015 laissent une impression mitigée. Au premier semestre, les dépôts ont progressé de 4,7% à 16,29 milliards de yuans chinois (CNY), une hausse de 11,4% par rapport à fin juin 2014. Les revenus d'intérêt ont gagné 6,1%, à 252,1 millions CNY. La marge sur les intérêts a donc légèrement baissé, de 2,62% l'an dernier à 2,53%, mais les dégâts restent limités. Il y a cependant de fortes chances que la politique d'assouplissement par la Banque centrale chinoise et un relèvement des taux d'intérêt maximum sur le dépôt pèsent encore sur les marges d'intérêt. Nous observons en revanche une détérioration significative des provisions pour créances douteuses. Une augmentation de 54,8% par rapport à fin juin 2014 a porté le ratio créances douteuses/créances totales à 1,4%, contre encore 1,13% fin 2014. Dans ce domaine aussi, on peut redouter une nouvelle détérioration de la situation. Le bénéfice net n'a finalement que légèrement progressé, de 0,6% à 149 millions CNY. Nous ne nous inquiétons cependant pas vu la position commerciale solide d'ICBC et ses excellents ratios bancaires, comme un rendement sur fonds propres (pondérés) de 18,9% (même s'il atteignait encore 21,8% fin juin 2014). Sans compter la valorisation attrayante, à 1,03 fois la valeur comptable, 5,8 fois le bénéfice attendu et un rendement de dividende brut de 5,7%. Nous gardons l'action à l'oeil, mais nous estimons qu'il est encore trop tôt pour relever la note. L'éclatement de la bulle boursière en Chine est en effet loin d'être digéré. Nous confirmons la note " conserver " (2B).