L'Arabie Saoudite et la Russie envisagent d'accroître leur production. A 75 dollars le baril, l'or noir flirte avec les sommets atteints ces 12 derniers mois. Mais si les grandes compagnies commencent à produire davantage, ce sera sans doute au détriment des cours.
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L'Arabie Saoudite et la Russie envisagent d'accroître leur production. A 75 dollars le baril, l'or noir flirte avec les sommets atteints ces 12 derniers mois. Mais si les grandes compagnies commencent à produire davantage, ce sera sans doute au détriment des cours. L'action Royal Dutch Shell a beaucoup progressé (+30%) depuis le début de l'année; son concurrent français Total enregistre quant à lui une hausse de 20%. Les détenteurs de ces titres ont la possibilité de mettre une partie de leurs gains à l'abri, en vendant des options call. Ces calls sont dits " couverts " (par les actions sous-jacentes). Quelques exemples. Emission d'un call Royal Dutch Shell décembre 2018, au prix d'ex. de 29 EUR, à 1,56 EURLa prime de 1,56 euro correspond à 5% environ du cours actuel de l'action. L'acquéreur du call estime que la valeur de l'action va franchir la barre des 29 euros. Si ce n'est pas le cas, il perdra l'intégralité de la prime. Le vendeur sortira gagnant même si le cours reste stable. Emission d'un call Total décembre 2018, au prix d'ex. de 52 EUR, à 2 EURLes actionnaires de Total peuvent profiter d'une construction semblable. Si le cours marque le pas, ce contrat perdra (une partie de) sa valeur. Comme pour Royal Dutch, il est possible d'exploiter la perte de valeur temps (et, éventuellement, de valeur intrinsèque) pour réaliser un bénéfice, et de mettre celui-ci à l'abri en clôturant la position.Dans un cas comme dans l'autre, l'investisseur en options estime que le cours de l'action sous-jacente restera stable, voire, au pire, diminuera. Il conservera alors les titres et empochera la prime. Dans le scénario inverse (si le cours augmente), les options seront " dans la monnaie ". L'acquéreur du call pourra alors exiger l'exercice de l'option, auquel cas les titres devront être livrés. Si vous êtes sollicité, ce ne sera pas une catastrophe, car vous percevrez le prix d'exercice et conserverez la prime. Si vous ne voulez absolument pas vous défaire de vos actions, il suffira d'opérer un " roulement " des positions - en optant pour un prix d'exercice plus élevé et/ou une échéance plus longue. Concrètement, vous clôturerez les positions émettrices existantes en les rachetant avec, par exemple, le produit de la cession des calls assortis d'un prix d'exercice de 32 euros (dans le cas de Shell) ou de 56 euros (Total).