La Banque centrale européenne a invité les banques à ne pas distribuer de dividendes et ne pas prendre d'engagement irrévocable, au moins jusqu'au 1er octobre 2020, d'en verser pour les exercices 2019 et 2020. Elle leur a recommandé en outre de s'abstenir de racheter des actions dans le but de rémunérer les actionnaires. KBC est un bon élève. A son assemblée générale du 7 mai 2020, la banque proposera de ne pas verser le dividende final prévu pour 2019 (2,5 euros par acti...

La Banque centrale européenne a invité les banques à ne pas distribuer de dividendes et ne pas prendre d'engagement irrévocable, au moins jusqu'au 1er octobre 2020, d'en verser pour les exercices 2019 et 2020. Elle leur a recommandé en outre de s'abstenir de racheter des actions dans le but de rémunérer les actionnaires. KBC est un bon élève. A son assemblée générale du 7 mai 2020, la banque proposera de ne pas verser le dividende final prévu pour 2019 (2,5 euros par action). En octobre, elle évaluera si ce dernier (intégral ou partiel) pourra encore être versé cette année sous la forme d'un dividende intermédiaire. En outre, elle annulera le programme de rachats d'actions proposé en février. Johan Thijs, le CEO du groupe, a indiqué que KBC adopterait une position prudente et conservatrice, même si la banque a de quoi tenir en cas de situation extrême.Quoi qu'il en soit, l'action KBC a, à l'instar de toutes les valeurs bancaires, souffert de la crise. D'un sommet à près de 73 euros, le cours est retombé à un plancher à 38 euros. Une chute excessive à nos yeux: KBC est l'une des banques les plus solides d'Europe. Nous nous attendons à ce que le titre regagne plus que ce qu'il a perdu. Nous misons dès lors logiquement à la hausse sur l'action KBC, mais de manière défensive, en émettant un put. C'est une stratégie éprouvée. La création de cette position ne nécessite aucun investissement direct.KBC septembre au prix d'ex. de 45 EURà 6 EURCe contrat est in the money (le cours de l'action est inférieur au prix d'exercice). La contrepartie, soit l'acheteur du put, pourrait immédiatement exercer l'option. Elle recevrait alors 45 euros par action, alors que celle-ci ne vaut actuellement que 43 euros. Cependant, dans la mesure où elle devrait payer au total 600 euros (6 euros fois 100, le contrat portant sur autant de titres) à l'émetteur du put (nous), elle n'exercera pas l'option. Elle escompte pour sa part un repli encore plus marqué du cours de l'action KBC, tandis que nous envisageons tout le contraire - la marge de progression est considérable. Il faut s'attendre à une résistance à proximité de 55,50 euros. Si le cours s'y heurte, la prime nous sera acquise. Si en revanche le cours continuait de baisser, nous empocherions 39 euros par action (45 euros moins la prime perçue de 6 euros), un montant proche du plus-bas atteint ces dernières années.