Au début de ce mois, le prix de la livre de sucre était retombé à son plus bas niveau en sept ans. On trouve de nombreuses similitudes entre le sucre et le café, surtout du côté de l'offre où le Brésil joue un rôle déterminant dans les deux cas. La faiblesse du real brésilien (BRL) pèse également sur les cours du sucre. Les producteurs ont continué à vendre malgré la baisse des prix en dollar parce qu'ils profitent de l'appréciation de l'USD vis-à-vis du BRL. Mais de nombreuses coopératives éprouvent aujourd'hui des difficultés à garder la tête hors de l'eau, et doivent en partie leur survie à la vente de stocks et à des subventions. Des problèmes financiers ont entraîné la disparition de 20% des installations de transformation du sucre brut en sucre raffiné ces dernières années. Avec 13,5 millions de tonnes depuis le début de l'année de commercialisation, la production brésilienne de sucre raffiné est en forte baisse par rapport à l'an dernier (15,1 millions de tonnes). Ce recul s'explique en partie par une réduction de la production, mais aussi par l'augmentation de la quantité de sucre transformée en éthanol (biocarburant), dont la production est passée de 11,86 à 12,17 milliards de l...