Le chiffre d'affaires d'Ontex a cédé l'an dernier 1,8%, à 2,29 milliards d'euros, le bénéfice opérationnel brut récurrent (Rebitda), 12%, à 234 millions d'euros. En cause: les cours de change et la hausse des prix des matières premières, comme le plastique et les matériaux absorbants. Le bénéfice net a chuté de 25%, à 97 millions d'euros, la marge de Rebitda, de 10,2%. Au Brésil, le marché a sanctionné sévèrement Hypermarcas pour ses pratiques commerciales douteus...

Le chiffre d'affaires d'Ontex a cédé l'an dernier 1,8%, à 2,29 milliards d'euros, le bénéfice opérationnel brut récurrent (Rebitda), 12%, à 234 millions d'euros. En cause: les cours de change et la hausse des prix des matières premières, comme le plastique et les matériaux absorbants. Le bénéfice net a chuté de 25%, à 97 millions d'euros, la marge de Rebitda, de 10,2%. Au Brésil, le marché a sanctionné sévèrement Hypermarcas pour ses pratiques commerciales douteuses - le cours est inférieur de 40% au niveau affiché il y a deux ans. Mais la situation se redresse et les activités sont désormais rentables.Le Rebitda devrait renouer avec la croissance cette année grâce à la hausse des prix de vente, aux économies de coûts et à l'amélioration de la gamme de produits. Aux Etats-Unis, les tampons en coton biologique se vendent très bien. Le CEO, Charles Bouaziz, entend accroître la valeur pour l'actionnaire. C'est le 8 mai qu'il dévoilera sa stratégie et ses ambitions; dans l'intervalle, il abaisse le dividende d'un tiers, à 41 centimes par action.Les résultats 2018 ont été plutôt bien accueillis par le marché mais la pression sur les marges ne diminue pas et aucun redressement n'est à prévoir avant le second semestre. L'actionnaire pourrait vendre ses titres et attendre des temps meilleurs... ou émettre des calls, la prime perçue constituant un avantage non négligeable. Pour autant qu'il ne soit pas sollicité avant le 1er juin 2019 (détachement du coupon), il encaissera en outre le dividende - certes, réduit. Ontex mai,au prix d'ex. de 18 EUR,à 1,45 EURL'émetteur perçoit d'emblée 1,45 euro (x 100) par contrat. Nous pronostiquons un repli du cours, ou à tout le moins une stabilisation autour de son niveau actuel. Un soutien se présente à 18 euros et une résistance (en cas de hausse), dès 19 euros environ: il est probable que le cours évoluera dans cette zone étroite ces prochaines semaines. Les analystes techniques évoquent une tendance baissière à moyen terme, auquel cas la prime demeurerait acquise. Si, au contraire, la résistance cédait, le cours pourrait s'orienter vers 21 euros. Les actions devraient alors être livrées à 18 euros, soit un revenu total de 19,45 euros prime comprise, ou encore un gain de 8% par rapport au cours actuel. Nous ne prévoyons pas d'amélioration fondamentale au premier semestre.