L'on a en effet récemment appris qu'Ontex avait chargé McKinsey d'auditer ses activités. Après plusieurs années de croissance, le moteur a certains ratés et le groupe cherche, en toute logique, à accroître l'efficacité de ses usines. Nous en apprendrons peut-être davantage le 8 mars, lors de la publication des résultats, mais après l'échec de l'OPA du français PAI Partners, le timing de cet audit stratégique ne nous semble pas ...

L'on a en effet récemment appris qu'Ontex avait chargé McKinsey d'auditer ses activités. Après plusieurs années de croissance, le moteur a certains ratés et le groupe cherche, en toute logique, à accroître l'efficacité de ses usines. Nous en apprendrons peut-être davantage le 8 mars, lors de la publication des résultats, mais après l'échec de l'OPA du français PAI Partners, le timing de cet audit stratégique ne nous semble pas relever du hasard.Il avait semblé, un temps, qu'Ontex ne ferait qu'un bref passage dans le portefeuille modèle, mais l'offre opportuniste de la société de capital-investissement, par ailleurs principal actionnaire d'AS Adventure et de Hunkemöller, a été rejetée par le conseil d'administration; une nouvelle tentative n'est évidemment jamais exclue, mais nous voyons en Ontex un investissement à long terme, même si aucun redressement spectaculaire du cours n'est à escompter aussi longtemps que les marges espérées ne se concrétiseront pas. Les chiffres du 3e trimestre ont confirmé une conjoncture difficile (évolution défavorable du réal brésilien, hausse des cours des matières premières), à quoi viennent s'ajouter les problèmes liés aux pratiques commerciales de la division Hygiène personnelle rachetée à la chaîne Hypermarcas (Brésil). L'exercice 2018 ne devrait pas être exceptionnel. Le producteur des solutions d'hygiène personnelle pour bébés (langes), femmes (tampons) et seniors (incontinence) a vu sa marge d'Ebitda reculer, de 11,6% au 3e trimestre de 2017 à 10,3% un an plus tard (11% hors Brésil) - un chiffre conforme aux trimestres précédents. La marge de Rebitda achève les neuf premiers mois de l'année sur un résultat de 10,4%, contre 12,2% sur la même période en 2017. D'après le CEO Charles Bouaziz, le dernier trimestre sera à l'avenant, soit un Rebitda moyen de 236 millions d'euros, ou de 15% de moins qu'en 2017 et, donc, un repli de 11,5 à 10,3% de la marge de Rebitda. A 12,5 fois le (modeste) bénéfice escompté pour 2018 et 1,2 fois la valeur comptable, la valorisation est plus qu'acceptable sur le long terme pour une action de croissance. Mais il faudra faire preuve de patience (rating 1B).