Nous nous attendons à ce que les places boursières connaissent des temps agités. Les semaines à venir nous diront si un mouvement baissier s'est amorcé à Wall Street; si tel devait être le cas, les records que de nombreux indices ont atteints à la fin septembre ne seraient pas battus avant longtemps. A notre estime, c'est surtout de la conclusion, ou non, d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine que dépendra l'évolution prochaine des indices.
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Nous nous attendons à ce que les places boursières connaissent des temps agités. Les semaines à venir nous diront si un mouvement baissier s'est amorcé à Wall Street; si tel devait être le cas, les records que de nombreux indices ont atteints à la fin septembre ne seraient pas battus avant longtemps. A notre estime, c'est surtout de la conclusion, ou non, d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine que dépendra l'évolution prochaine des indices.Nous sommes convaincu que, comme à l'été 2011 et à l'entame de l'année 2016, les Bourses corrigeront sévèrement l'année prochaine. L'ampleur de la glissade pourrait être inégalée. Pour cette raison, il est judicieux d'armer les portefeuilles: l'investisseur en actions ne voudrait certainement pas voir partir en fumée ses plus-values. L'investisseur européen, lui, ne s'en remettrait pas: ces dernières années, les rendements n'ont pas été faramineux - la plupart des indices ont atteint de nouveaux sommets voici déjà plus de trois ans! Aussi aurions-nous tort, au cours de la période mouvementée qui s'annonce, de nous satisfaire d'une perte de 15% si les indices reculaient de 20%, par exemple. Visons un "rendement absolu" (un rendement positif, indépendamment de l'état des Bourses) plutôt qu'un "rendement relatif" (se contenter d'essayer de battre les indices). A l'évidence, la poursuite de cet objectif nous mènera en terrain glissant. Une prise de risques sera indispensable. Il s'agira d'intervenir à point nommé, et non plus seulement de privilégier les meilleures entreprises à celles présentant des perspectives moins favorables. Il serait prématuré, toutefois, d'affirmer que la correction à venir mettra un terme au long cycle haussier en cours, entamé en mars 2009. Nous ne pourrons l'assurer que l'an prochain, sinon au-delà. Il est selon nous encore possible que Wall Street atteigne à nouveau un sommet, bien plus élevé que celui d'il y a quelques semaines. Si le repli que nous anticipons intervient, les liquidités que nous accumulons nous seront très utiles, l'an prochain. Nous pourrions acquérir à des prix raisonnables des favoris de longue date qui présentaient des valorisations (trop) élevées. A commencer par les belges, comme Kinepolis et Melexis, dont les performances sont spectaculaires mais les cours, (pour l'heure) prohibitifs. Le récent recul généralisé des places européennes a montré que pas même les meilleures actions n'échappaient à la tendance - il s'observe que des actionnaires en proie à la panique sont enclins à revendre en premier lieu les actions sur lesquelles ils ont enregistré les plus-values les plus importantes.