Le cours a commencé à baisser lorsque Nyrstar a annoncé un accord définitif concernant la transformation de l'usine de traitement du zinc de Port Pirie (Australie) en une unité de transformation multimétaux de haute technologie. En soi, c'est une nouvelle positive, mais le marché a pris peur en apprenant la révision à la hausse du paquet de financements pour le projet, qui passe à 338 millions EUR, 45% de plus que les 231 millions EUR prévus jusqu'alors. Le financement se compose de trois volets : un investissement direct de Nyrstar à hauteur de 68 millions EUR, 191 millions EUR en provenance d'un véhicule d'investissement créé spécialement pour l'occasion par Nyrstar (avec des financiers externes, garantis par l'Etat australien) et 79 millions EUR provenant de la vente par avance de la future production d'argent (pour la période 2016 à 2019). Le projet doit être finalisé fin 2016. à pleine capacité, Port Pirie produira 250.000 tonnes de plomb raffiné, 40.000 tonnes de zinc, 7000 tonnes de cuivre, 25 millions d'onces d'argent et 100.000 onces d'or par an. Nyrstar...

Le cours a commencé à baisser lorsque Nyrstar a annoncé un accord définitif concernant la transformation de l'usine de traitement du zinc de Port Pirie (Australie) en une unité de transformation multimétaux de haute technologie. En soi, c'est une nouvelle positive, mais le marché a pris peur en apprenant la révision à la hausse du paquet de financements pour le projet, qui passe à 338 millions EUR, 45% de plus que les 231 millions EUR prévus jusqu'alors. Le financement se compose de trois volets : un investissement direct de Nyrstar à hauteur de 68 millions EUR, 191 millions EUR en provenance d'un véhicule d'investissement créé spécialement pour l'occasion par Nyrstar (avec des financiers externes, garantis par l'Etat australien) et 79 millions EUR provenant de la vente par avance de la future production d'argent (pour la période 2016 à 2019). Le projet doit être finalisé fin 2016. à pleine capacité, Port Pirie produira 250.000 tonnes de plomb raffiné, 40.000 tonnes de zinc, 7000 tonnes de cuivre, 25 millions d'onces d'argent et 100.000 onces d'or par an. Nyrstar a également décidé de mettre un terme à la production de zinc métal à Port Pirie, l'usine la plus chère du groupe, fin juin. L'augmentation de la fourchette de dépenses d'investissement prévues pour 2014 (d'entre 265 et 335 millions EUR à entre 295 et 335 millions EUR) vient mal à propos puisque Nyrstar aura déjà besoin de 280 millions EUR au cours des prochaines années pour accroître l'efficacité du la division Transformation des métaux. De plus, une évaluation stratégique de la division Mines cet été débouchera sans doute sur des besoins d'investissements supplémentaires afin d'en améliorer la rentabilité. Vu la position d'endettement lourde (670 millions EUR ou 3,6 fois les cash-flows opérationnels fin 2013), le marché commence à nouveau à craindre une augmentation de capital, d'autant que Morgan Stanley prévoit, précisément en raison de ces investissements, une évolution négative du cash-flow jusqu'en 2018. Le point positif est en tout cas que le cours du zinc est repassé au-dessus de la barre des 2000 USD la tonne et sera soutenu à plus long terme par les fermetures de mines prévues. Les incertitudes financières à plus court terme nous avaient incités à abaisser la note à conserver (2C) à la fin de l'an dernier. Il n'y a aucune raison de paniquer, mais il est clair qu'un redressement structurel du cours exigera du temps, et surtout davantage de clarté financière.Cela fait longtemps que nous n'avions plus rien lu concernant MP Evans dans l'Initié de la Bourse. Pouvez-vous dresser un petit état des lieux ?MP Evans est une entreprise britannique qui opère dans trois secteurs d'activité. Tout d'abord, le groupe possède en Malaisie une participation de 40% dans Bertam Properties et 70 hectares (ha) de terres destinées aux plantations à Bertam Estate. En raison de la pénurie de terres en Malaisie, elles seront réaffectées. Après une année 2012 calme, le nombre de projets vendus a à nouveau augmenté en 2013, pour un bénéfice net de 4,4 millions USD. MP Evans a encore pour 40 millions USD en portefeuille - 120 millions USD déjà réalisés - et veut se retirer totalement du pays à terme. Le produit des ventes est intégralement réinvesti dans la poursuite du développement de la principale activité du groupe : des plantations d'huile de palme en Indonésie. Fin 2013, le groupe disposait de 31.400 ha plantés (5300 ha pas encore matures ; seulement 700 ha de plus que fin 2012). De plus, MP Evans a déjà planté 6000 ha pour la population locale, afin de faciliter les négociations en vue de nouvelles extensions. Des projets existent en effet pour 9700 ha supplémentaires. Malgré les conditions météorologiques défavorables en 2013, la production a progressé de 8,6% par rapport à 2012, à 344.200 tonnes. Le groupe produisait encore 200.000 tonnes en 2010. L'objectif pour 2014 est fixé à 425.000 tonnes et le groupe table même sur 500.000 tonnes pour 2015. Malheureusement, les perspectives sont moins engageantes dans la troisième activité : la production de viande en Australie, avec surtout une participation de 34,4% dans North Australian Pastoral Company (NAPCo). NAPCo dispose de 5,8 millions ha dans le nord-est de l'Australie, avec un cheptel d'environ 190.000 têtes de bétail. L'exercice 2013 s'est clôturé dans le rouge en raison d'une forte sécheresse. La situation de l'industrie de la viande en Australie (pour plus de détails, lire Questions des lecteurs de l'IB-14B) est à ce point difficile que l'actionnaire majoritaire a tenté de vendre NAPCo l'an dernier. MP Evans s'est également montré prêt à céder sa participation, mais n'a encore trouvé (pour l'instant ?) aucun candidat intéressé. Malgré la baisse de 14% du prix de l'huile de palme, le bénéfice du groupe a progressé de 21,6 à 22,9 millions USD. En cause : l'augmentation de la production d'huile de palme et des revenus de Malaisie. Le bénéfice par action est passé de 32,51 à 35,96 centimes de dollar. Le dividende a augmenté de 8 à 8,25 pence par action. L'action MP Evans fluctue depuis trois ans dans une plage étroite comprise entre 400 et 540 pence. Un retournement du côté de NAPCo (ou une vente) pourrait lui donner un nouvel élan, mais nous la trouvons correctement valorisée dans les conditions actuelles à 15 fois les bénéfices attendus pour 2014 et 1,2 fois la valeur comptable (conserver, 2A).