Enfin... Après l'annonce, la semaine dernière, de la reprise de l'actif de la mine finlandaise de Talvivaara par le fonds d'investissement britannique Audley Capital Advisors, Nyrstar a tranché. La créance résiduelle - 210 millions EUR après impôts - a été intégralement dépréciée au 1er trimestre 2015, sans conséquences pour les convenants bancaires. Nyrstar tourne ainsi une page très pénible de son histoire, car le groupe avait versé 335 millions USD à Talvivaara Mining Company en 2010 en échange de l'achat de 1,25 million de tonnes de zinc sous forme de concentré. Mais en raison de multiples problèmes opérationnels, Talvivaara n'a jamais répondu aux attentes. Surtout fin 2013, début 2014, chaque information nouvelle concernant Talvivaara donnait des sueurs froides aux actionnaires et aux titulaires d'obligations Nyrstar. Une éventuelle faillite de Talvivaara déséquilibrerait en effet encore plus le bilan déjà fragile de Nyrstar et compliquerait davantage une augmentation de capital déjà inévitable à l'é...

Enfin... Après l'annonce, la semaine dernière, de la reprise de l'actif de la mine finlandaise de Talvivaara par le fonds d'investissement britannique Audley Capital Advisors, Nyrstar a tranché. La créance résiduelle - 210 millions EUR après impôts - a été intégralement dépréciée au 1er trimestre 2015, sans conséquences pour les convenants bancaires. Nyrstar tourne ainsi une page très pénible de son histoire, car le groupe avait versé 335 millions USD à Talvivaara Mining Company en 2010 en échange de l'achat de 1,25 million de tonnes de zinc sous forme de concentré. Mais en raison de multiples problèmes opérationnels, Talvivaara n'a jamais répondu aux attentes. Surtout fin 2013, début 2014, chaque information nouvelle concernant Talvivaara donnait des sueurs froides aux actionnaires et aux titulaires d'obligations Nyrstar. Une éventuelle faillite de Talvivaara déséquilibrerait en effet encore plus le bilan déjà fragile de Nyrstar et compliquerait davantage une augmentation de capital déjà inévitable à l'époque. Au contraire de Cameco, qui avait déprécié la totalité de sa créance liée à la livraison d'uranium en provenance de Talvivaara fin 2013, Nyrstar a préféré différer cette décision. Elle s'est ainsi donné le temps de mettre sur pied une importante opération de financement de 600 millions EUR en 2014. Nous n'affirmerions pas pour autant que toutes les incertitudes ont désormais disparu. Cette année, la priorité réside dans l'amélioration opérationnelle de la division minière, l'exécution des projets d'amélioration dans la transformation des métaux et la poursuite de la conversion de l'usine australienne de transformation de zinc de Port Pirie en une unité multimétaux à la pointe de la technologie. Ce qui comporte encore de nombreux risques, comme le prouve le fait que la mine mexicaine de Campo Morado est à nouveau à l'arrêt (après une interruption de travail fin 2014) en raison de troubles sociaux persistants. En 2014, Campo Morado a produit 22.000 tonnes de concentré de zinc, pour un total de 278.000 tonnes pour le groupe. Il est cependant clair que le sentiment des investisseurs et des analystes s'est nettement amélioré, surtout après le départ du directeur Roland Junck. L'entreprise a encore essuyé une perte de 90 millions EUR en 2014, mais les perspectives sont bien plus favorables avec la mise en oeuvre des améliorations, l'appréciation du dollar américain et les fondamentaux positifs pour le cours du zinc. Nous confirmons le conseil " conserver " (2C) parce que nous estimons que les meilleures perspectives se reflètent suffisamment dans le cours. En tant qu'actionnaire Texaf, j'ai reçu des actions d'Imbakin Holding. Qu'en est-il exactement de ce holding, et combien valent ces nouvelles actions ? Cela n'a pas été sans peine, mais le 16 mars dernier, les actionnaires de Texaf ont reçu une action Imbakin Holding par action Texaf. La décision d'héberger Imbakin, une créance reconnue sur l'Etat congolais d'une valeur de 51 millions EUR, dans un holding distinct, non coté en Bourse, avait été prise l'an dernier. Sa mise en oeuvre s'est cependant fait attendre, la décision ayant été suspendue après une plainte de Cobepa, l'ancien actionnaire de Texaf qui a droit aux 12 premiers millions EUR de la créance. La plainte en question a été déposée quand on a appris qu'une partie tierce était intéressée par le rachat d'Imbakin pour 19,5 millions EUR, soit 6,11 EUR par action. Si l'accord a finalement capoté, le différend entre Texaf et Cobepa a entre-temps été aplani, et plus rien n'entravait la création d'Imbakin Holding. Ce holding est coté sur le marché des ventes publiques - Euronext Expert Markt -, et donc pas sur Euronext Bruxelles. Sur ce marché, les négociations sont ouvertes une fois par semaine, le mardi à 12h. La valeur d'une action Imbakin Holding est actuellement fixée à 0,01 EUR. Reste à savoir si la créance pourra être rentabilisée, soit par le biais d'une vente à une partie tierce, soit sous la forme d'une compensation, comme un actif, accordée par l'Etat congolais. Nous nous contenterions de conserver les nouvelles actions et d'attendre. Imbakin est depuis des années une possible cerise sur le gâteau Texaf. Ledit gâteau est et reste l'évolution positive des investissements immobiliers à Kinshasa. Grâce au développement progressif de la superficie louée, les revenus locatifs annuels ont progressé de 4 millions EUR en 2005 à 13,4 millions EUR en 2014 (+10,2% par rapport à 2013). Le groupe entrevoit cependant encore d'importantes marges de progression. L'apport l'an dernier de 50% d'Immotex par le groupe chinois CHA en échange de 10% d'actions nouvelles Texaf permettra d'accélérer le développement du portefeuille immobilier au cours des années à venir. Les projets en cours se chiffrent au total à 95 millions EUR jusqu'en 2021, et devraient selon les estimations représenter 22 millions EUR de revenus locatifs supplémentaires par an. Malgré le facteur de risque que reste le Congo, nous continuons à recommander Texaf pour les investisseurs à long terme à la recherche de valeurs. Digne d'achat (1B).