L'économie néo-zélandaise profite d'une demande intérieure soutenue et d'une nette accélération du secteur touristique. Elle achève l'exercice 2017 sur une croissance d'environ 3,5%. L'inflation tourne autour de 2%. Les prix à la consommation n'ont presque pas diminué cette année.
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L'économie néo-zélandaise profite d'une demande intérieure soutenue et d'une nette accélération du secteur touristique. Elle achève l'exercice 2017 sur une croissance d'environ 3,5%. L'inflation tourne autour de 2%. Les prix à la consommation n'ont presque pas diminué cette année.L'agriculture (laine de mouton, viande et produits laitiers) reste importante, mais l'industrie et le secteur des services (financiers) contribuent d'une manière croissante au produit national brut depuis quelques années.La banque centrale (RBNZ) met tout en oeuvre pour soutenir les exportations. Elle rappelle régulièrement qu'une monnaie trop forte peut nuire à la balance commerciale. Le dollar kiwi a cédé 10% face à l'euro en 2017. Le chômage est très faible, et les Néo-Zélandais qui ont de l'argent continueront à soutenir la consommation l'an prochain. A un quart seulement du produit intérieur brut, la dette publique est très saine - plus saine que l'endettement des ménages, en hausse, à l'image de l'endettement des ménages australiens. La Nouvelle-Zélande a en commun avec le Canada un risque de bulle immobilière. Le nombre record d'immigrants dope la demande. Le nouveau gouvernement néo-zélandais va d'ailleurs interdire l'accès à la propriété immobilière pour les investisseurs étrangers (sauf les Australiens) début 2018. L'Australie et les Etats-Unis, les principaux partenaires commerciaux de l'île, afficheront eux aussi une croissance soutenue en 2018, ce dont l'économie néo-zélandaise tirera profit. Seule la Chine, autre partenaire commercial important, constitue un facteur d'incertitude : tout le monde n'est pas convaincu que l'économie chinoise sera aussi performante l'an prochain. La baisse amorcée par le NZD début 2017 est désormais oubliée. Il semble peu vraisemblable que la RBNZ diminue sensiblement ses taux l'an prochain. L'inflation fluctuera autour des 2%. Les Néo-Zélandais en sont satisfaits. Leur monnaie ne peut être trop forte, car cela nuirait aux exportations, dont l'île est si dépendante. Mais il n'est pas utile non plus qu'elle soit trop faible, car la Nouvelle-Zélande importe pétrole, machines, voitures et équipements électriques. La récente hausse des taux aux Etats-Unis pourrait rendre le dollar kiwi temporairement moins attrayant. Mais la devise demeure intéressante pour les investisseurs en quête de rendements plus élevés qu'en euro.