Fondamentalement, les marchés boursiers internationaux ne sont pas encore prêts à opérer une percée définitive et donc, à entamer la phase suivante du mouvement haussier amorcé à Wall Street en 2009. Les cours et, surtout, les valorisations, intègrent d'ores et déjà le premier accord, tout symbolique, sino-américain, ce qui accroît à nouveau le risque de correction (sensible) à moyen terme. C'est pourquoi nous conservons des liquidités en abondance.
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Fondamentalement, les marchés boursiers internationaux ne sont pas encore prêts à opérer une percée définitive et donc, à entamer la phase suivante du mouvement haussier amorcé à Wall Street en 2009. Les cours et, surtout, les valorisations, intègrent d'ores et déjà le premier accord, tout symbolique, sino-américain, ce qui accroît à nouveau le risque de correction (sensible) à moyen terme. C'est pourquoi nous conservons des liquidités en abondance. Nul n'ignore par ailleurs qu'or et argent offrent une solution de rechange rentable quand les actions sont à la traîne. Inversement, mieux les Bourses se portent, moins les métaux précieux sont intéressants - d'où, d'ailleurs, notre décision d'alléger de plus de moitié notre position en métaux précieux après la nette ascension de la période juin-août 2019. Nous pensons toutefois que le repli, logique dans un contexte haussier (les Bourses nous semblent avoir atteint un nouveau sommet [intermédiaire]), touche à sa fin. Durant la hausse estivale en effet, l'or a franchi la résistance cruciale des 1.380 dollars l'once troy, et nous sommes d'avis que la tendance baissière qui s'est étalée du printemps 2011 à la fin 2015 et la tendance neutre d'entre 2016 et la mi-2019 font à présent place à un relèvement, où la résistance coriace à 1.380 dollars devrait désormais constituer un soutien solide. En d'autres termes, l'or n'est pas près de retomber au plancher, situé autour de 1.050 dollars l'once, atteint en 2015. Pendant des années, les banquiers centraux ont affirmé que les taux d'intérêt ultra-bas et l'assouplissement quantitatif (rachats d'obligations par les banques centrales, au prix d'un alourdissement de leurs bilans) étaient des phénomènes temporaires, visant à contrer les effets de la crise de 2008/2009. Aujourd'hui, force est de constater que la situation n'a rien de provisoire et qu'elle n'a même pas encore atteint son paroxysme. Bien que le taux de chômage soit extrêmement faible et que les Bourses soient proches d'un sommet historique, la Réserve fédérale américaine procède, sur fond de dette mondiale explosive, à des abaissements de taux. Autant d'éléments qui, sur le long terme, justifieront un rebond des prix des métaux précieux.Les métaux précieux étant donc appelés à s'avérer plus rentables que les actions ces trois à six prochains mois, nous allons étoffer nos positions dans le thème "Or et Métaux précieux" du portefeuille-modèle. Suivez attentivement les passations d'ordres. Nous nous sommes défaits ces derniers mois des trackers classiques (iShares Silver Trust, SPDR Gold Shares et VanEck Vectors Gold Miners), que la réglementation PRiiP interdisait de toute façon d'acquérir; nous affecterons les liquidités ainsi libérées à l'achat de trackers alternatifs en or et en argent, notamment européens.