Pour la deuxième fois depuis l'automne dernier, les Bourses occidentales accusent une sévère correction. Cette fois plus puissante et plus agressive encore que la dernière. En soi, ces replis chroniques n'ont rien d'anormal. La tendance haussière amorcée en mars 2009 perdure en effet depuis 77 mois (contre une moyenne de 57 mois au cours du siècle écoulé) et, à son paroxysme, avait porté à une hausse de 215% l'indice Standard&Poor's500 (contre une moyenne de 165%). Nous avons signalé à plusieurs reprises que les indicateurs sous-jacents suggéraient depuis un certain temps que le potentiel des marchés ...

Pour la deuxième fois depuis l'automne dernier, les Bourses occidentales accusent une sévère correction. Cette fois plus puissante et plus agressive encore que la dernière. En soi, ces replis chroniques n'ont rien d'anormal. La tendance haussière amorcée en mars 2009 perdure en effet depuis 77 mois (contre une moyenne de 57 mois au cours du siècle écoulé) et, à son paroxysme, avait porté à une hausse de 215% l'indice Standard&Poor's500 (contre une moyenne de 165%). Nous avons signalé à plusieurs reprises que les indicateurs sous-jacents suggéraient depuis un certain temps que le potentiel des marchés américains était épuisé. Ce repli prononcé n'en est qu'une nouvelle confirmation. Cela n'exclut pas que nous évoluions vers de nouveaux sommets, scénario qui n'est pas absolument certain. Il faut aussi envisager la possibilité que le sommet de Wall Street ait été atteint.La surprise désagréable des derniers jours concerne l'ampleur de la baisse des Bourses européennes. En très peu de temps, tous les gains de l'année se sont effacés des tables de cotation européennes. Nous avions espéré que les marchés boursiers européens parviendraient, au cours du prochain semestre, à se hisser au-delà des niveaux qui prévalaient en avril et mai. Nous n'avons pas complètement perdu espoir mais la probabilité est moins grande désormais que ce scénario se produise.Profiter de la haussePour autant, nous entrevoyons des possibilités de redressement des Bourses européennes au cours des mois à venir. Elles ne connaitront en tout cas pas un repli soudain. Comme prévu, les autorités chinoises ont pris de nouvelles mesures afin d'apaiser les marchés boursiers et de soutenir la croissance économique. L'Etat chinois doit en effet absolument veiller à éviter un atterrissage brusque de son économie. Ainsi le marché ne prévoit-il plus de relèvement des taux par la Banque centrale américaine (Federal Reserve) à la mi-septembre. La Fed, qui émettait déjà quelques réserves, a désormais plusieurs arguments supplémentaires pour ne pas agir de manière prématurée. Sans compter cet adage boursier très simple : " Sell in May and Go Away ". Que l'on complète heureusement par " But Remember to Come Back in September ". Juste avant la fin de ce mois d'août, force est de constater que le dicton est absolument d'application en 2015. En particulier sur les marchés boursiers européens. Entre septembre de l'an dernier et la fin avril de cette année, l'indice Eurostoxx50 a progressé de 15%. Entre début mai et aujourd'hui, ce même indice a régressé de 11%. Traditionnellement, nous entrons donc dans une phase d'investissement plus propice. Mardi dernier, nous avons misé sur ce mouvement de redressement. Une chose est sure : la volatilité est de retour en Bourse, après plusieurs années de calme relatif. Ne vous attendez pas à ce que la situation revienne rapidement au calme. C'est pourquoi nous recommandons un suivi actif au cours des prochains mois et semaines. L'activité du début de cette semaine a déjà révélé de belles opportunités...