Le tableau économique semble plus prometteur que le tableau boursier. Ces dernières années, les Bourses se sont mieux comportées que l'économie, soutenues par les banques centrales, qui ont maintenu artificiellement les taux à des niveaux faibles et ainsi incité les investisseurs à se détourner des actions à la faveur des obligations. Les perspectives économiques pour 2018 sont particulièrement enthousiasmantes. A cet égard, cette année pourrait être meilleure que 2017, sinon le meilleur cru de la décennie, à l'échelle mondiale. Les Bourses ne connaît...

Le tableau économique semble plus prometteur que le tableau boursier. Ces dernières années, les Bourses se sont mieux comportées que l'économie, soutenues par les banques centrales, qui ont maintenu artificiellement les taux à des niveaux faibles et ainsi incité les investisseurs à se détourner des actions à la faveur des obligations. Les perspectives économiques pour 2018 sont particulièrement enthousiasmantes. A cet égard, cette année pourrait être meilleure que 2017, sinon le meilleur cru de la décennie, à l'échelle mondiale. Les Bourses ne connaîtront pas nécessairement le même sort. Un pessimisme à l'égard des marchés boursiers serait prématuré. La prudence est de mise en ce début d'année. La progression fulgurante, en 2017, du bitcoin, celle des valeurs technologiques sur Wall Street, le fait que l'ascension n'ait pas été interrompue l'an dernier..., semblent trahir une surchauffe des Bourses. A court terme, nous anticipons toujours une correction légère, intermédiaire - nous nous y attendons d'ailleurs depuis le dernier trimestre de 2017 -, mais certainement pas un krach. A notre estime, la hausse reprendra à partir du printemps, jusqu'à l'été (à tout le moins), et de nouveaux sommets seront atteints. Au fil des mois, la situation deviendra toutefois plus délicate. Le risque d'une première correction marquée augmentera progressivement.Préférez les actions aux obligations. Certes, nous enfonçons une porte ouverte. Cette affirmation ne vaut que pour le premier semestre, où les marchés d'actions recèlent un appréciable potentiel haussier. Pour les obligations, nous n'entrevoyons plus de potentiel important: le contexte économique est favorable et la politique monétaire va s'infléchir progressivement. Cette année, et ce sera la première fois, on prélèvera plus d'argent du système financier qu'on n'en y injectera. Privilégiez les actions européennes et japonaises aux valeurs américaines et des pays émergents. Un conseil donné maintes fois, il est vrai. Pourtant, particulièrement ces prochains mois, la conjoncture s'annonce favorable pour les Bourses européennes. D'une part, le dollar devrait rester stable face à l'euro, et d'autre part, de nombreuses opérations d'acquisition devraient avoir lieu en Europe. Jusqu'ici, peu d'investisseurs ont tiré profit de l'ascension des actions nippones. En revanche, nous partageons moins l'optimisme actuel à l'égard des marchés émergents, car nous sommes sceptiques vis-à-vis de la Chine. Optez pour la valeur, non la croissance. Ces dernières années, les actions de croissance (growth) ont nettement mieux presté que les actions de valeur (value). Cela justifie la valorisation tendue des premières, en termes absolus et relatifs. Cependant, à mesure que l'incertitude croîtra, la tendance s'inversera.