Sur fond de lutte contre la pandémie, qui sera à l'origine d'une (profonde) récession, gouvernements et banques centrales injectent des milliards pour éviter une nouvelle crise financière. Après avoir commencé par plonger (10.000 milliards de dollars de capitalisation boursière sont partis en fumée en quelques semaines), les marchés ont très rapidement récupéré plus de 20%, pour se faire haussiers. Juste avant Pâques, l'indice S&P 500 a grimpé de 12% en une semaine - sa meilleure semaine depuis 46 ans - et 4.000 milliards de dollars de capitalisation boursière ont ainsi é...

Sur fond de lutte contre la pandémie, qui sera à l'origine d'une (profonde) récession, gouvernements et banques centrales injectent des milliards pour éviter une nouvelle crise financière. Après avoir commencé par plonger (10.000 milliards de dollars de capitalisation boursière sont partis en fumée en quelques semaines), les marchés ont très rapidement récupéré plus de 20%, pour se faire haussiers. Juste avant Pâques, l'indice S&P 500 a grimpé de 12% en une semaine - sa meilleure semaine depuis 46 ans - et 4.000 milliards de dollars de capitalisation boursière ont ainsi été regagnés.Pour les économistes, une telle reprise est difficile à concevoir. Mais n'oublions pas qu'en mars, les banques centrales du monde entier ont acheté pour 1.400 milliards de dollars d'obligations, pulvérisant le record du mois d'avril 2009 (270 milliards). Les investisseurs semblent accepter de faire l'impasse sur les bénéfices de 2020, pour autant que les entreprises considérées soient financièrement assez robustes pour survivre à l'épisode de récession. Il est de plus en plus probable que l'étiage a été atteint dès la fin mars, grâce à la politique du " whatever it takes " des banques centrales. Même si les marchés devaient reculer à nouveau, une dernière envolée, qui nous portera (bien) au-delà des niveaux atteints en février (4.000 points au moins pour l'indice S&P 500), nous attend toujours au cours des années qui viennent. Nous avons donc dressé une liste de favoris belges et étrangers de long terme, dans laquelle nous puiserons pour compléter notre portefeuille. L'interruption aura été brutale, mais l'ascension séculaire amorcée par les Bourses en 2009 n'est pas achevée.Par rapport à la situation d'avant-crise, en plus d'être bien gérées et confortablement positionnées sur leur marché, les entreprises doivent, pour figurer dans cette liste, afficher une solidité financière suffisante. Voici les 15 candidates à une intégration, parmi lesquelles les favorites belges sont délibérément surreprésentées. · AB InBev: le plus grand; marges exceptionnelles, mais position financière discutable· Adidas: leader européen, aubaine potentielle· Ageas: sa croissance en Asie lui confère une position unique · Airbus: opérateur de première ligne dans son secteur; financièrement assez solide· Alphabet: machine à cash· ArcelorMittal: domine son secteur; direction expérimentée; véritable potentiel de redressement · Barco: une de nos rares perles technologiques· Boskalis: retournement habilement amorcé· D'Ieteren: trésorerie colossale, décote importante· Fagron: intéressant retournement; renoue avec la croissance· LVMH: champion du luxe par excellence· Melexis: bonnes perspectives de croissance à long terme· Microsoft: autre machine à cash· KBC Ancora: actionnaire de référence du champion européen KBC, qui est par son biais disponible moyennant décote· Umicore: potentiel à terme