Le 28 juin, le canadien Kivalliq Energy, spécialisé dans la recherche d'uranium, a été rebaptisé ValOre Metals Corp., avant de procéder à une scission inversée (division par dix, à 24,7 millions, du nombre d'actions en circulation). ValOre Metals s'échange sur le Toronto Venture Exchange (ticker: VO, code ISIN: CA92025V1094). Au cours actuel de 0,55 dollar canadien (CAD), sa capitalisation boursière s'élève à 13,6 millions CAD, contre plus de 80 millions encore pour Kivalliq avant la catastrophe de F...

Le 28 juin, le canadien Kivalliq Energy, spécialisé dans la recherche d'uranium, a été rebaptisé ValOre Metals Corp., avant de procéder à une scission inversée (division par dix, à 24,7 millions, du nombre d'actions en circulation). ValOre Metals s'échange sur le Toronto Venture Exchange (ticker: VO, code ISIN: CA92025V1094). Au cours actuel de 0,55 dollar canadien (CAD), sa capitalisation boursière s'élève à 13,6 millions CAD, contre plus de 80 millions encore pour Kivalliq avant la catastrophe de Fukushima. La direction a fait savoir qu'elle étudiait plusieurs possibilités de financement; craignant une émission d'actions, les investisseurs ont sanctionné le titre (-20% environ). ValOre limite depuis plusieurs années ses activités d'exploration au strict minimum, pour éviter une trop grande dilution; cela n'a pas empêché le nombre d'actions d'augmenter de 9,4 à 24,7 millions (+162%) depuis la fin de 2010. Ross Beaty, l'actionnaire principal, a laissé passer la plupart des émissions, ce qui a ramené sa participation à 11,91%, contre près de 20% en 2012. L'an dernier, ValOre a racheté Baffin Gold, un projet d'exploration aurifère prometteur sur l'île de Baffin, dans le territoire de Nunavut (Canada). Il y a procédé à un programme d'exploration limité, interrompu faute d'argent. Il attend donc qu'un retournement du marché de l'uranium lance Angilak, le projet-phare de Nunavut, fort de 43,3 millions de livres de réserves et d'une concentration en uranium de 0,69%, ce qui est élevé. ValOre détient des participations dans Hatchet Lake (100%) et Genesis Property (50%), tous deux situés dans la province de la Saskatchewan. La production mondiale a diminué de plus de 20% en 2016, la relance des réacteurs japonais est en vue et la croissance structurelle de la demande au cours des décennies à venir est, grâce aux projets de construction au Moyen-Orient, en Russie et en Asie, garantie. Yellow Cake (voyez le numéro 28-29) offre une nouvelle manière d'investir dans l'uranium, KazAtomProm va faire son entrée en Bourse et maints contrats de livraison de long terme viendront à échéance dans deux à trois ans. Nous ne recommandons donc pas de vendre, car un redressement du marché pourrait propulser le cours vers le haut. Notre conseil: acheter (rating: 1C).