Le premier trimestre s'achève déjà. C'est l'heure de dresser le bilan et, surtout, de s'interroger sur ce que sera le reste de l'année. Nous vous avions, comme à l'accoutumée, dans le premier numéro de janvier, fait part de nos prévisions pour 2019. Et manifestement, la dizaine d'affirmations relatives à l'économie (ralentissement persistant de la croissance), à l'inflation (aucun problème) et aux taux d'intérêt (tendance baissière) que nous avons émises se confirment.
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Le premier trimestre s'achève déjà. C'est l'heure de dresser le bilan et, surtout, de s'interroger sur ce que sera le reste de l'année. Nous vous avions, comme à l'accoutumée, dans le premier numéro de janvier, fait part de nos prévisions pour 2019. Et manifestement, la dizaine d'affirmations relatives à l'économie (ralentissement persistant de la croissance), à l'inflation (aucun problème) et aux taux d'intérêt (tendance baissière) que nous avons émises se confirment.Nous avions également prévu une année boursière difficile: le premier trimestre nous a donné tort. Les marchés occidentaux ont engrangé des résultats exceptionnels, les gains de plus de 10% ayant été davantage la règle que l'exception. La hausse a même surpassé la hausse annuelle moyenne des 100 dernières années. Voilà qui ne correspond pas tout à fait à la définition de ce qu'est une année boursière difficile! Ces performances ne sauraient toutefois être dissociées de la plongée enregistrée au dernier trimestre de l'an dernier - n'oublions pas, en effet, que la plupart des indices ont cédé plus de 10% en 2018.C'est notre approche prudente - nous avons entamé l'année avec, dans le portefeuille modèle, une bonne dose de liquidités - qui explique les difficultés que nous avons eues à suivre les indices boursiers et notre incapacité à surclasser les moyennes aussi largement que l'an dernier.Nous n'en avons pas moins continué à étoffer les liquidités ces dernières semaines: il est possible que les marchés aient déjà donné le meilleur d'eux-mêmes, cette année. Les incertitudes à l'origine de l'essoufflement de l'économie mondiale étant toujours d'actualité (la date du Brexit est reportée et, surtout, l'accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis ne semble pas près d'être conclu, si tant est qu'il le soit un jour), les Bourses ne peuvent se maintenir à leur sommet. Compte tenu du ralentissement de la conjoncture, les ménages reportent les achats importants et les entreprises suspendent leurs investissements. Il est vrai que le contexte a donné lieu à une baisse des taux d'intérêt et provoqué la remise du slogan "aucune alternative aux actions" au goût du jour. Nous craignons cependant que les résultats des entreprises ne freinent l'évolution des cours de Bourse.Nous nous attendons dès lors à ce que les Bourses connaissent une période difficile et les indices, un recul de 5 à 10%... pour commencer. Il n'est pas exclu que nous perdions les gains engrangés au premier trimestre et que les planchers atteints à Noël 2018 fassent l'objet, en été ou juste après, d'un nouveau test. Ce n'est qu'alors que nous recommencerons à investir sérieusement en actions. Dans l'intervalle, nous conservons les liquidités. Nous estimons par ailleurs que les incertitudes et l'absence de relèvement du taux directeur cette année pèseront sur le dollar américain, au profit des métaux précieux (or/argent).