Le pétrole, le cuivre et par extension tous les métaux de base sont un baromètre de la santé de l'économie mondiale. La demande de ces matières premières et donc aussi l'évolution de leurs cours constituent pour les investisseurs des indicateurs de croissance.
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Le pétrole, le cuivre et par extension tous les métaux de base sont un baromètre de la santé de l'économie mondiale. La demande de ces matières premières et donc aussi l'évolution de leurs cours constituent pour les investisseurs des indicateurs de croissance. Des indicateurs décevants concernant l'activité économique en Chine, et la perspective de nouveaux relèvements des taux aux États-Unis pèsent sur les cours des matières premières. Les autorités monétaires chinoises ont durci leur politique afin de limiter les octrois de crédit et de refroidir le marché immobilier. Ces dernières semaines, le cuivre a abandonné l'intégralité des gains enregistrés cette année, pour retrouver son niveau de début décembre. Le marché mondial du cuivre devrait être en déficit cette année et l'an prochain. Cette perte sera cependant compensée par les stocks élevés dans les entrepôts. Le pétrole aussi s'échange à son plus bas depuis fin novembre. Le marché ne croit plus que les limitations de la production décidées par l'OPEP et plusieurs autres grands producteurs ramèneront le marché à l'équilibre à court terme. Aux États-Unis notamment, les stocks restent élevés et la production de pétrole brut, en hausse, s'est établie à 9,3 millions de barils par jour le mois dernier, un niveau plus atteint depuis 2015. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le cap des 10 millions de barils sera franchi en 2018. Tout le monde attend la réunion de l'OPEP du 25 mai à Vienne, à l'issue de laquelle devrait être actée une prolongation de la baisse de la production.En revanche, on a assisté ces dernières semaines à de nombreuses entrées de capitaux dans des produits dérivés qui investissent dans le pétrole et le cuivre. Ce n'est pas en soi une garantie de hausse des prix, et il est sans doute encore un peu trop tôt pour adopter une position acheteuse sur le cuivre, mais le pétrole brut s'approche du côté inférieur de la fourchette dans laquelle il évolue depuis l'été dernier (45 à 55 dollars le baril de WTI et 48 à 56 dollars celui de Brent). Nous prévoyons un rebond technique de l'or noir. Des mesures plus concrètes de l'OPEP pourraient améliorer le sentiment du marché vis-à-vis du pétrole. Les investisseurs peuvent y réagir avec un tracker sur le WTI ou le Brent (United States Oil Fund, ticker USO / United States Brent Oil Fund, ticker BNO) ou un produit à effet de levier ayant le pétrole brut comme valeur sous-jacente. Mais ne succombez pas à la tentation d'un levier trop élevé et optez pour une barrière désactivante inférieure à 40 dollars.