La Suisse ayant une économie axée sur les exportations, l'évolution de sa monnaie est suivie de près par les marchés des devises. En avril, le ratio EUR/CHF a pour la première fois depuis janvier 2015 crevé le plafond (1,20) fixé par la Banque nationale (BNS) après la crise de l'euro.
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La Suisse ayant une économie axée sur les exportations, l'évolution de sa monnaie est suivie de près par les marchés des devises. En avril, le ratio EUR/CHF a pour la première fois depuis janvier 2015 crevé le plafond (1,20) fixé par la Banque nationale (BNS) après la crise de l'euro.C'est en 2007 que la BNS avait pour la dernière fois relevé son taux directeur. Elle avait été l'une des premières banques centrales à instaurer un taux négatif (à ce jour: -0,75%). Les sanctions à l'encontre de la Russie contribuent elles aussi au repli du CHF. Nombre d'oligarques rapatrient leurs biens, ce qui provoque une accélération des ventes. Le recul du CHF est une aubaine pour les grands exportateurs des secteurs pharmaceutique et de l'alimentation, notamment. Il est possible de miser sur un redressement de la Bourse suisse par le biais d'un tracker.Ce tracker (NYSE; ticker: EWL) appartient à la famille des produits iShares de BlackRock. Son indice sous-jacent est le MSCI Switzerland. Les 44 valeurs qui le composent sont pondérées selon leur capitalisation, de sorte que les entreprises les plus importantes disposent d'un poids plus élevé. Avec un peu plus d'un milliard de dollars d'actifs sous gestion, EWL est de loin le plus grand tracker sur les actions suisses. Son ampleur et sa liquidité sont ses principaux atouts. A 0,49%, sa commission de gestion annuelle est conforme à celle d'autres trackers sur actions de BlackRock.Emis par First Trust, ce tracker (Nasdaq; ticker: FSZ) n'a pas la même ampleur, mais ses 255 millions de dollars sous gestion lui permettent d'afficher une liquidité plus que suffisante pour l'investisseur privé. Son indice sous-jacent est le Nasdaq AlphaDex Switzerland. Composé de 41 titres, il est défini sur la base de critères comme le potentiel de croissance, la valorisation, etc., ce qui resserre les pondérations relatives. L'inconvénient de cette stratégie active est que la commission de gestion annuelle est plutôt élevée (0,8%).