Si les prévisions des Nations unies se vérifient, l'Inde dépassera la Chine et deviendra le pays le plus peuplé sur Terre en 2028. Mais ce n'est pas tout : le think-tank Center for Economics and Business Research a calculé que l'Inde deviendrait également la plus grande économie au monde vingt ans plus tard (en 2048). Sur la base des produits intérieurs bruts (PIB) nominaux, l'Inde est actuellement la 10e économie au monde. Mais ce classement ne rend pas totalement justice à la réelle puissance du sous-continent : en parité du pouvoir d'achat (PIB ajusté en fonction du niveau de vie), l'Inde figure en effet en troisième position. L'Inde se distingue avant tout par une population très jeune, puisque plus de la moitié des habitants ont moins de 25 ans. Un atout indiscutable par rapport aux deux autres grandes puissances asiatiques vieillissantes que sont la Chine et le Japon. C'est également un pays d'une grande diversité, avec de nombreuses langues, cultures et religions, ce qui n'est d'ailleurs pas toujours favorable d'un point de vue économique.
...

Si les prévisions des Nations unies se vérifient, l'Inde dépassera la Chine et deviendra le pays le plus peuplé sur Terre en 2028. Mais ce n'est pas tout : le think-tank Center for Economics and Business Research a calculé que l'Inde deviendrait également la plus grande économie au monde vingt ans plus tard (en 2048). Sur la base des produits intérieurs bruts (PIB) nominaux, l'Inde est actuellement la 10e économie au monde. Mais ce classement ne rend pas totalement justice à la réelle puissance du sous-continent : en parité du pouvoir d'achat (PIB ajusté en fonction du niveau de vie), l'Inde figure en effet en troisième position. L'Inde se distingue avant tout par une population très jeune, puisque plus de la moitié des habitants ont moins de 25 ans. Un atout indiscutable par rapport aux deux autres grandes puissances asiatiques vieillissantes que sont la Chine et le Japon. C'est également un pays d'une grande diversité, avec de nombreuses langues, cultures et religions, ce qui n'est d'ailleurs pas toujours favorable d'un point de vue économique.L'Inde compte deux grands indices boursiers : le National Stock Exchange (NSE) CNX Nifty et le S&P BSE Sensex, plus connu. Les deux n'ont guère impressionné cette année. Au terme du 3e trimestre, le Nifty affichait une perte de 1 % et le Sensex un léger gain de 2 % depuis le début de l'année. L'activité économique est plutôt morose avec une croissance du PIB de 4,4 % au 2e trimestre. Les prévisions pour l'ensemble de l'année fluctuent entre 4 % et 4,5 %. Car outre ses nombreux atouts (population jeune, connaissances technologiques, potentiel d'industrialisation), l'Inde est également confrontée à plusieurs problèmes. Ainsi le pays doit-il faire face à une inflation tenace : l'indice des prix à la consommation n'est pas repassé sous la barre des 10% depuis un an. L'indice PMI de l'industrie manufacturière est retombé à son plus bas niveau depuis 2009 en août. Et en l'absence de réserves de pétrole brut suffisantes, l'Inde est largement dépendante de l'étranger pour son approvisionnement énergétique. Dans la mesure où c'est également le premier importateur d'or au monde, elle souffre d'un déficit commercial important. Au 2e trimestre, ce dernier s'élevait à 21,8 milliards USD, soit 4,9% du PIB. De ce fait, la devise locale, la roupie indienne (INR), a atteint un nouveau plancher vis-à-vis de l'USD et d'autres devises occidentales. Le gouvernement essaie de renverser la tendance, notamment en limitant les importations de métaux précieux.L'actuel gouvernement Singh est également critiqué pour son incapacité à résoudre les nombreux problèmes d'infrastructures du pays. Son réseau routier médiocre et les problèmes d'approvisionnement en électricité ont déjà coûté de nombreux investissements étrangers au pays. Les nouvelles élections parlementaires organisées l'an prochain changeront peut-être la donne.Investir dans des entreprises locales n'est pas une sinécure pour les particuliers. Mais les nombreux trackers qui ont été développés pour miser sur le potentiel de l'Inde offrent une issue. Cette semaine et la semaine prochaine, nous analyserons une série d'ETF (ou d'ETN) qui reflètent les grands indices boursiers indiens ou permettent de miser sur les petites capitalisations ou des niches spécifiques comme l'infrastructure et l'industrie des biens de consommation. WisdomTree India Earnings Fund (EPI)Cet ETF émis par WisdomTree Funds est le plus grand tracker sur l'Inde en en termes d'actifs sous gestion (935 millions USD au 30 septembre). Le tracker est coté depuis février 2008 sur le NYSE Arca (ticker : EPI) et reflète l'évolution de WisdomTree India Earnings Index. Cet indice compte 193 entreprises classées par l'émetteur sur la base du bénéfice net enregistré au cours de l'exercice fiscal précédent. EPI n'est pas seulement le plus grand tracker sur l'Inde, mais aussi le plus liquide avec un volume de transactions moyen de 4,5 millions de titres par jour. Le secteur financier y est le plus représenté (près de 25% des entreprises), suivi par l'énergie (20%) et l'informatique (15%). En ce qui concerne les participations individuelles, Reliance Industries arrive en tête (9,5%). Il s'agit d'un grand conglomérat avec des activités dans le secteur énergétique, les télécommunications et le commerce de détail. Le top 10 de l'indice accueille également des noms connus comme Infosys (IT) et Tata Motors (qui a racheté Jaguar et Land Rover). Les frais annuels de gestion s'élèvent à 0,83%. Le tracker affiche une perte de 28% depuis le début de l'année. iShares S&P India Nifty 50 Index Fund (INDY)L'émetteur BlackRock propose plusieurs trackers sur l'Inde. Le plus grand est l'iShares S&P India Nifty 50 Index Fund, un ETF coté sur le Nasdaq depuis novembre 2009 (ticker INDY). Ce tracker réplique la performance de l'indice CNX Nifty précité, qui se compose des 50 plus grandes entreprises indiennes en termes de capitalisation boursière. INDY affiche 405 millions USD d'actifs sous gestion. Avec un volume de transactions moyen de 200.000 titres par jour, il est également moins liquide qu'EPI. ITC Ltd est la première participation individuelle avec 10,05%. ITC est l'abréviation d'Imperial Tobacco Company, le nom qu'a reçu l'entreprise à sa fondation il y a plus de 100 ans. Entre-temps, ITC est devenu un conglomérat qui réalise un chiffre d'affaires de 7 milliards USD et possède des intérêts dans l'agriculture, le papier, le secteur hôtelier et les biens de consommation. BlackRock facture des frais annuels de gestion de 0,93%. La performance 2013 (janvier à septembre) est également un peu moins mauvaise que celle de l'EPI avec une perte de 16%.