Le plus grand producteur de pneus au monde, avec des activités dans 170 pays et une part de marché de 14,6%, est Michelin (75,6 EUR; NYSE Euronext Paris, ticker : ML; capitalisation boursière : 14,2 milliards EUR ; code ISIN : FR0000121261). Mais nous sommes surtout charmés par la dynamique de croissance et la stratégie à long terme de l'entreprise. Tout d'abord, Michelin, fondée en 1889, est bien entendu un nom ronflant dans l'industrie automobile, avec une mascotte célèbre dans le monde entier. L'an dernier, le groupe a produit 166 millions de pneus sur 69 sites répartis dans 18 pays, pour les vendre dans 170 pays. Avec Michelin comme marque "premium" mondiale. Mais le groupe possède également une marque spécifi...

Le plus grand producteur de pneus au monde, avec des activités dans 170 pays et une part de marché de 14,6%, est Michelin (75,6 EUR; NYSE Euronext Paris, ticker : ML; capitalisation boursière : 14,2 milliards EUR ; code ISIN : FR0000121261). Mais nous sommes surtout charmés par la dynamique de croissance et la stratégie à long terme de l'entreprise. Tout d'abord, Michelin, fondée en 1889, est bien entendu un nom ronflant dans l'industrie automobile, avec une mascotte célèbre dans le monde entier. L'an dernier, le groupe a produit 166 millions de pneus sur 69 sites répartis dans 18 pays, pour les vendre dans 170 pays. Avec Michelin comme marque "premium" mondiale. Mais le groupe possède également une marque spécifique pour les voitures de sport et les SUV, avec BFGoodrich. Les autres marques à forte présence continentale sont Kleber en Europe, Uniroyal en Amérique du Nord et Warrior en Chine. Un élément crucial de la stratégie du groupe est sa volonté de renforcer ces marques par la fiabilité et une position de leader en matière de technologie et d'innovation. Le groupe acquiert ainsi un avantage concurrentiel et la confiance des consommateurs augmente. Pour conserver ce leadership, Michelin a investi 622 millions EUR en recherche et développement l'an dernier (545 millions EUR en 2010). L'accent stratégique est ainsi placé sur le leadership dans les " pneus spécialisés ". En 2012, ils représentaient 17% du chiffre d'affaires (CA) du groupe et 39% du bénéfice opérationnel. Les spécialisations sur lesquelles mise et dont se targue Michelin sont les pneus pour les engins agricoles, l'industrie minière et les avions. Mais il est bien entendu au moins aussi essentiel de profiter au mieux de la croissance des pays émergents. L'an dernier, le groupe y avait déjà réalisé 32% de son CA. Ce chiffre doit atteindre au moins 45% d'ici 2020. L'an dernier, deux nouvelles usines ont été inaugurées dans les pays BRIC (Pau Brasil et Shenyang 2). Cette année, c'est l'usine de Chennai, en Inde, qui ouvrira ses portes. L'investissement total dans les trois nouvelles usines se monte à 2,75 milliards EUR. Les marchés occidentaux "matures", qui constituent plutôt des marchés de remplacement, ne sont naturellement pas négligés. Ils sont trop importants pour cela. L'accent y est placé sur des usines de plus en plus grandes et spécialisées, qui doivent fonctionner de manière de plus en plus efficace afin de continuer à garantir une production robuste, efficace. L'objectif est de réaliser pour 1 milliard EUR de gains de compétitivité entre 2012 et 2016. Un atout incontestable de l'entreprise est et reste son bilan très sain. Les cash-flows libres ont franchi le cap du milliard EUR l'an dernier, ce qui a permis à Michelin de réinvestir 428 millions EUR en actions propres ces 5 dernières années. Le cours s'est trouvé légèrement sous pression après les chiffres semestriels, même si ceux-ci répondaient aux attentes malgré une baisse du CA. La nouvelle augmentation des cash-flows libres à 147 millions EUR, alors que ceux-ci sont généralement négatifs au 1er semestre, est cependant impressionnante. L'action s'est montrée très performante ces derniers mois mais la valorisation reste acceptable à 9 fois le bénéfice attendu, 0,6 fois le CA et un ratio valeur d'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (EBITDA) attendu de 5,5. Nous relevons l'avis à " digne d'achat " (1C) et intégrons l'action dans la Sélection. Pour le portefeuille, nous préférons que le cours perde encore quelques euros après les excellentes performances des derniers mois. Nous plaçons donc une limite d'achat plus basse.