Matières premières: l’heure du bilan

Coup d’oeil sur les cinq matières premières les plus rentables et les cinq les moins rentables de 2020.

En tant que classe d’actifs, les matières premières ont offert un tableau mitigé en 2020: si l’indice Bloomberg des matières premières, au sein duquel l’énergie est fortement représentée, a affiché un rendement négatif (-5%), d’autres indices, qui accordent moins d’importance à l’énergie, comme le S&P GSCI et l’indice Dow Jones Commodity, ont produit un rendement positif.

Top 5

1. Minerai de fer: : +69,7%

2. Argent: +47,9%

3. Soja: +32,1%

4. Cuivre: +26,5%

5. Palladium: +25,6%

Le grand appétit de la Chine pour les métaux industriels explique la rapide remontée de leurs cours. L’empire du Milieu prévoit d’importants travaux d’infrastructure et s’engage pleinement en faveur de l’électrification et d’une économie verte. Le cuivre et le minerai de fer ont atteint leurs plus hauts niveaux en 8 et 9 ans respectivement. En 2020, l’argent a pour la première fois depuis 2016 produit un rendement supérieur à celui de l’or; le cours de l’argent est certes toujours corrélé avec celui du métal jaune, mais il a également bénéficié de la hausse des cours des métaux industriels. Le soja a, lui, bénéficié au 4e trimestre de la forte augmentation des importations chinoises.

Flop 5

1. Brent: -15,6%

2. WTI: -13,8%

3. Essence: -12,7%

4. Café: -10,5%

5. Gaz naturel: -8,6%

C’est le secteur énergétique qui a été le théâtre des reculs les plus nets, en 2020. Lorsque le prix du contrat à terme de mai du West Texas Intermediate (WTI) a plongé sous zéro, le cours du pétrole s’est effondré, avant de rapidement se redresser, mais le mouvement semble s’être interrompu autour de 50 dollars. Il est possible que cette année, le pétrole iranien revienne sur le marché si Joe Biden donne un nouveau souffle à l’accord nucléaire. Les cours de l’or noir pourraient s’apprécier en cas de vigoureuse reprise économique. Les prix du gaz, naturel et liquéfié, ont pour leur part fortement baissé en raison de la douceur de l’hiver passé, d’une baisse de la demande industrielle de gaz naturel et d’une surcapacité de gaz naturel liquéfié. Le café a quant à lui souffert de la paralysie mondiale du secteur de la restauration qu’a entraînée la pandémie, ce qui a provoqué un léger excédent de l’offre alors qu’avant l’apparition du Covid-19, un déficit avait été pronostiqué.

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