Il faudra attendre le vendredi 17 août pour connaître les résultats semestriels de Lotus Bakeries. Après l'année 2017 que la direction de l'entreprise avait qualifiée "de transition", les analystes s'attendent à une progression à nouveau "normale" de son chiffre d'affaires (CA), c'est-à-dire de 5 à 10% par an, et à une croissance annuelle de ses bénéfices d'au moins 10% de 2018 à 2022. Pour cet exercice, le consensus s'est établi, s'agissant du CA, à 557,5 millions d'euros (ou +6,4%), et s'agissant des bénéfices, à 71,8 millions d'euros, soit 88,4 euros par action (+12,4%). Désormais, Lotus doit relever deux défis: rendre aus...

Il faudra attendre le vendredi 17 août pour connaître les résultats semestriels de Lotus Bakeries. Après l'année 2017 que la direction de l'entreprise avait qualifiée "de transition", les analystes s'attendent à une progression à nouveau "normale" de son chiffre d'affaires (CA), c'est-à-dire de 5 à 10% par an, et à une croissance annuelle de ses bénéfices d'au moins 10% de 2018 à 2022. Pour cet exercice, le consensus s'est établi, s'agissant du CA, à 557,5 millions d'euros (ou +6,4%), et s'agissant des bénéfices, à 71,8 millions d'euros, soit 88,4 euros par action (+12,4%). Désormais, Lotus doit relever deux défis: rendre aussi sain que possible ses produits délicieux, et inversement. Les deux grands pôles de croissance de l'entreprise travailleront au cours des années à venir, voire de la décennie prochaine, à la poursuite de la commercialisation à l'échelle mondiale de ses produits Lotus Biscoff (le biscuit comme la pâte à tartiner au spéculoos) et de ses snacks sains (Bear, Nakd et Trek).L'an dernier, après un exercice 2016 pour le moins exceptionnel, le biscuitier est-flandrien a dû redoubler d'efforts pour tenter de battre ses records. Et il y est parvenu: au terme de l'exercice 2017, le CA s'est élevé à 524 millions d'euros (+3,3% en glissement annuel, et +5% à périmètre comparable). Durant le deuxième semestre, le CA s'est en effet apprécié de 6% (en base comparable, de 7%). Pourtant, les effets de change avaient réduit de huit millions d'euros le CA (perte de 6,3 millions d'euros sur la livre britannique et de 1,3 million d'euros sur le dollar américain). Pour assurer la croissance constante de Lotus Biscoff, l'entreprise entame aux Etats-Unis la construction de sa première fabrique de spéculoos en dehors de la Belgique. Fin des travaux et début de la production sont prévus pour le deuxième semestre de 2019. Bien que les produits Lotus Biscoff se vendent le mieux aux Etats-Unis, et ce depuis 2016, leur potentiel de vente y demeure énorme. Le résultat opérationnel récurrent (Rebit) y a progressé de 6,4%, à 89,3 millions d'euros, l'an dernier, la marge de Rebit se hissant ainsi de 16,6 à 17%. Le bénéfice net a gagné 3,5%, à 64,6 millions d'euros ou 79,5 euros par action (+3,2%). Malgré ses investissements continus (28,2 millions d'euros) et le versement d'un dividende (12,9 millions d'euros), la dette financière nette de l'entreprise avait diminué à 57,2 millions d'euros au 31 décembre 2017. Le rapport dette financière nette/cash-flows opérationnels récurrents (Rebitda, hors éléments uniques) s'élevait à 0,55. Les actions des producteurs d'en-cas sains se négociant très cher actuellement, l'on peut considérer la valorisation de Lotus, bien qu'à 27 fois le bénéfice attendu pour 2018, très acceptable. L'action demeure dans le portefeuille modèle de l'Initié, puisqu'il s'agit pour nous d'un investissement à long terme.Conseil : acheterRisque : faibleRating : 1ACours : 2.390 eurosTicker : LOTB BBCode ISIN : BE0003604155Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,95 milliard EURC/B 2017 : 28C/B attendu 2018 : 27Perf. cours sur 12 mois : +1 %Perf. cours depuis le 01/01 : +13 %Rendement du dividende : 0,8 %