Il n'y a absolument aucune raison d'être inquiet concernant Lotus Bakeries (626 EUR ; NYSE Euronext Bruxelles). D'ailleurs, la baisse elle-même doit être relativisée. L'action a certes perdu un peu moins de 3% ces trois derniers mois, mais depuis le début de l'année, elle a enregistré une hausse d'environ 15%. Ces dernières années, elle a même constitué un excellent investissement. Sur cinq ans, un investissement dans des actions Lotus Bakeries a rapporté 145% de plus qu'un investissement dans un fonds indiciel sur le BEL20. Le spécialiste est-flandrien du spéculoos et des pâtisseries n'a en effet pas cessé de présenter des résultats très solides. L'an dernier, son chiffre d'affaires (CA) a progressé de 4,7% à 288,4 millions EUR par rapport à 2011. Dans nos contrées, Lotus Bakeries cherche surtout à consolider sa part de marché en améliorant le confort d'utilisation et en communiquant davantage avec le consommateur. Le bénéfice opérationnel récurrent (rebit) est en hausse de 0,9% à 36,7 millions EUR (marge sur REBIT de 12,7%). Grâce surtout à une...

Il n'y a absolument aucune raison d'être inquiet concernant Lotus Bakeries (626 EUR ; NYSE Euronext Bruxelles). D'ailleurs, la baisse elle-même doit être relativisée. L'action a certes perdu un peu moins de 3% ces trois derniers mois, mais depuis le début de l'année, elle a enregistré une hausse d'environ 15%. Ces dernières années, elle a même constitué un excellent investissement. Sur cinq ans, un investissement dans des actions Lotus Bakeries a rapporté 145% de plus qu'un investissement dans un fonds indiciel sur le BEL20. Le spécialiste est-flandrien du spéculoos et des pâtisseries n'a en effet pas cessé de présenter des résultats très solides. L'an dernier, son chiffre d'affaires (CA) a progressé de 4,7% à 288,4 millions EUR par rapport à 2011. Dans nos contrées, Lotus Bakeries cherche surtout à consolider sa part de marché en améliorant le confort d'utilisation et en communiquant davantage avec le consommateur. Le bénéfice opérationnel récurrent (rebit) est en hausse de 0,9% à 36,7 millions EUR (marge sur REBIT de 12,7%). Grâce surtout à une baisse de la facture fiscale, le résultat net a bondi de 8,1% à 25,7 millions EUR, soit 34,36 EUR par action. Le dividende a été relevé de 4,3% à 9,80 EUR par action. Lotus Bakeries continue de miser sur la "modernisation" de produits "anciens", bénéficiant d'une grande notoriété locale (nouvel emballage, accent sur le caractère pratique) pour encore accroître les ventes. Améliorer encore la popularité des produits vedettes. Et plus que jamais avec le support de la communication. La stratégie porte d'ailleurs ses fruits, puisque les produits de marque ont à nouveau enregistré une belle croissance. En outre, les Est-Flandriens misent sur la mondialisation du spéculoos. L'idée, qui se traduit notamment par les slogans "Every coffee needs a Lotus" ou "à chaque café son Lotus" est d'accroître la consommation de spéculoos en créant un lien entre le café et ce biscuit dans l'esprit du consommateur. Et on y adhère de plus en plus dans le monde. En témoigne la croissance à deux chiffres aux Etats-Unis l'an dernier. Le recul de l'action ces derniers mois est dû à l'excellente performance des dernières années, caractérisée par une hausse supérieure à la croissance du bénéfice. C'est d'ailleurs ce qui nous avait récemment incités à abaisser l'avis à "réduire", à un moment où l'action s'échangeait 18 fois les bénéfices attendus. Pour nous, une telle valorisation ne laisse guère de marge pour une hausse. Le recul à une valorisation de 16 fois le bénéfice attendu constitue dès lors une "saine correction". Il ne rend pas l'action bon marché pour autant, mais nous permet quand même de relever l'avis à "conserver" (3B). Depuis la hausse de la mi-mai à la suite d'une analyse d'UBS qui se concluait par un objectif de cours de 9,50 NOK, l'action Polarcus est retombée à 5 NOK. D'autres sociétés de Bourse sont-elles à la vente sur l'action ? Non, nous ne recensons aucun avis de vente pour l'action Polarcus (5,03 NOK ; ticker : PLCS sur la Bourse d'Oslo ; code ISIN : KYG7153K1085) et la grande majorité des analystes recommandent même d'acheter. Nous constatons cependant que l'action reste très sensible aux conditions générales de marché. Polarcus Limited n'existe que depuis quelques années et se concentre entièrement sur les services sismiques en 3D, avec comme spécialisation les mers polaires. Le grand avantage de sa relative jeunesse est qu'elle dispose d'une flotte ultramoderne de navires Ulstein Design de pointe, qui embarquent les technologies les plus avancées en sismique et en système de navigation. Ces bâtiments sont capables d'opérer dans des régions inhospitalières comme l'océan polaire arctique. Les Norvégiens se concentrent surtout sur le marché russe en plein essor. La flotte Polarcus affiche une part de marché de 12% parmi les navires sismiques 3D de qualité supérieure. Le cours a décroché au printemps lorsque les chiffres du 4e trimestre, et donc les résultats annuels 2012, se sont avérés clairement inférieurs aux attentes des analystes. Les choses se sont heureusement améliorées au 1er trimestre de cette année avec un CA de 144,8 millions USD (+45% par rapport à la même période l'an dernier), des cash-flows opérationnels (ebitda) de 52,9 millions USD (+103%), un bénéfice opérationnel (ebit) de 31,1 millions USD (+227%) et un bénéfice net de 9,9 millions USD (0,11 NOK par action) contre une perte de 11,4 millions USD (-0,14 NOK par action). L'année dernière a été celle du redressement. Et d'un net rebond du cours de Polarcus. Cette année, les bénéfices doivent encore pouvoir augmenter sensiblement. Les analystes tablent sur une hausse du bénéfice à 1 NOK par action, mais c'est peut-être excessif. Car dans ce cas, l'action s'échangerait à "à peine" cinq fois le bénéfice attendu, ce qui est très bon marché. L'action a perdu plus de 20% depuis le début de l'année, mais sur les douze derniers mois, le gain s'établit toujours à plus de 20%. Les résultats du 2e trimestre seront publiés le 24 juillet. Après la baisse de 20% à 5 NOK, nous avions relevé l'avis à "digne d'achat" (1C) en raison d'une valorisation particulièrement basse. De plus, l'action est souvent citée comme un candidat attrayant à une acquisition en raison de sa position unique dans la spécialisation des mers polaires.