2020 ne fut pas un grand cru pour la monnaie britannique, qui a abandonné près de 7% face à l'euro depuis janvier. Seuls le dollar américain, le dollar canadien et la couronne norvégienne ont fait pire cette année. Le gouvernement britannique a mal géré la pandémie et des incertitudes persistent sur l'impac...

2020 ne fut pas un grand cru pour la monnaie britannique, qui a abandonné près de 7% face à l'euro depuis janvier. Seuls le dollar américain, le dollar canadien et la couronne norvégienne ont fait pire cette année. Le gouvernement britannique a mal géré la pandémie et des incertitudes persistent sur l'impact du Brexit, alors que les difficiles négociations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne s'éternisent. La livre sterling s'est en revanche bien comportée face au dollar américain. Le Brexit aura de lourdes conséquences négatives sur l'économie du Royaume-Uni. Toutefois, après le plongeon lié à la crise sanitaire en 2020, un redressement conjoncturel semble probable; le ministre des Finances, Rishi Sunak, prévoit ainsi une croissance de 5,5% pour 2021. Mais il faudra sans doute attendre fin 2022 pour que le produit intérieur brut (PIB) retrouve son niveau d'avant la pandémie et en 2025, il devrait encore manquer de 3% le niveau esquissé par le chancelier de l'Echiquier en mars dernier, avant l'arrivée du coronavirus.La livre sterling est encore 11% moins chère qu'en juin 2016, juste avant le référendum sur le Brexit. Nous estimons que la monnaie britannique va encore perdre du terrain face à l'euro. Plusieurs facteurs qui ont normalement une influence sur la formation du cours de change paraissent inopérants aujourd'hui. C'est notamment le cas des taux. La plupart des taux directeurs des banques centrales sont en effet proches de 0%. Les écarts sont trop faibles pour avoir un impact sur l'évolution des cours.