Jusqu'ici, les investisseurs en actions n'ont pas eu de nombreuses occasions de se réjouir, cette année. Il faudrait que s'amorce un rallye de fin d'année, puissant, pour que les marchés boursiers, en ce compris les européens, s'extraient du rouge. A priori, le contexte (Italie, Brexit) n'est pas favorable à un tel revirement. A court terme cependant, un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine stimulerait les places boursières. Car c'est surtout l'incertitude qu'a suscitée le conflit entre...

Jusqu'ici, les investisseurs en actions n'ont pas eu de nombreuses occasions de se réjouir, cette année. Il faudrait que s'amorce un rallye de fin d'année, puissant, pour que les marchés boursiers, en ce compris les européens, s'extraient du rouge. A priori, le contexte (Italie, Brexit) n'est pas favorable à un tel revirement. A court terme cependant, un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine stimulerait les places boursières. Car c'est surtout l'incertitude qu'a suscitée le conflit entre ces deux plus grandes économies qui a entraîné leur faiblesse.Qu'il a changé, le sentiment à l'égard de l'Empire du Milieu, ces dernières années! Pendant un quart de siècle, tout le monde ou presque considérait l'arrivée de la Chine comme une aubaine pour l'économie mondiale, sinon comme ce qui pouvait arriver de mieux à la communauté internationale. C'est plus précisément depuis l'accession de Donald Trump à la Maison-Blanche que l'Amérique politique ne voit plus la Chine comme du pain bénit mais comme une menace. Lors du récent congrès du Parti communiste, Xi Jinping a présenté son " rêve chinois ": hisser le pays au rang de première puissance mondiale (high tech, militaire, etc.). Le conflit commercial actuel n'est autre qu'une lutte pour l'hégémonie mondiale. Dans ce combat, les titans du 21e siècle ont pour arme la rhétorique.Les analystes politiques évoquent une nouvelle " guerre froide ", par analogie avec le conflit qui a opposé l'Union soviétique aux Etats-Unis - et leurs alliés respectifs - pendant une grande partie du siècle passé. Sans le moindre doute, la Chine peut peser aujourd'hui bien plus lourd dans la balance que l'URSS à l'époque. A cela près que les titans du 21e siècle ont énormément de relations commerciales et que leur bras de fer affecte la planète entière. Celui-ci a déjà fait vaciller les Bourses chinoises. Pékin y met dès lors du sien, de même que les diplomates américains, désormais _ depuis que la Bourse américaine montre également des signes de faiblesse.La rivalité entre les Etats-Unis et la Chine ne date certes pas d'aujourd'hui. Il serait déplorable qu'elle débouche de manière systématique sur un conflit durable et dévastateur. Si les deux parties veulent limiter les pertes économiques et financières, elles en auront une dernière opportunité lors du sommet du G-20 qui se tiendra en Argentine du 30 novembre au 1er décembre. Si un accord était atteint d'ici là, voire lors de l'événement même, les investisseurs seraient soulagés, après des mois sombres.