Le troisième trimestre n'aura décidément pas été bon pour les investisseurs en métaux précieux. Le contraste entre les étés 2021 et 2020 n'aurait pu être plus criant. Il y a un an et demi environ, l'or et l'argent suscitaient un véritable engouement: les craintes des retombées potentiellement très graves de la pandémie sur l'économie mondiale incitaient les investisseurs à se mettre en quête de havres sûrs. D'où les sommets, à plus de 2.000 dollars l'once troy, atteints par l'or pendant l'été 2020.
...

Le troisième trimestre n'aura décidément pas été bon pour les investisseurs en métaux précieux. Le contraste entre les étés 2021 et 2020 n'aurait pu être plus criant. Il y a un an et demi environ, l'or et l'argent suscitaient un véritable engouement: les craintes des retombées potentiellement très graves de la pandémie sur l'économie mondiale incitaient les investisseurs à se mettre en quête de havres sûrs. D'où les sommets, à plus de 2.000 dollars l'once troy, atteints par l'or pendant l'été 2020.La situation a radicalement changé il y a quelques mois. L'imminence du désengagement de la banque centrale américaine (Fed) effraie les investisseurs en métaux précieux et les pousse à vendre. Les investisseurs "classiques", qui tendent généralement à éviter les placements en or et en argent, ont quant à eux négligé l'étonnante question du retour, pour la première fois depuis des décennies, de l'inflation en Occident, et du fait que c'est au moment de ce retour précisément que le cours de l'or a décroché.La corrélation entre inflation et hausse du cours de l'or était très réelle dans les années 1970 et au début de la décennie 1980. A plus long terme, en revanche, ce n'est que lorsque l'inflation devient galopante que le lien s'avère incontestable. Cela fait plusieurs mois que certains banquiers centraux et économistes, suivis en cela par des investisseurs, considèrent que l'inflation actuelle n'est que provisoire et ne peut en aucun cas déraper. Or l'inflation américaine a atteint en octobre 6,2%, le chiffre le plus élevé depuis... 1990. Les doutes et incertitudes qu'engendre cette situation profitent très logiquement aux métaux précieux, que la réouverture de l'économie mondiale avait desservis: les peurs provoquées par la crise sanitaire disparaissant, les fonds avaient massivement pris la direction des marchés boursiers.Honnêtement, nous aussi, nous avons douté des métaux précieux cet été. Mais seulement en ce qui concerne leur potentiel immédiat: nous n'avons cessé de clamer notre confiance sur le long terme. Nous sommes toujours convaincus que le marché vit une hausse séculaire, appelée à durer de nombreuses années encore. Les politiques budgétaires et monétaires extrêmement souples ont conduit à une explosion de la dette à l'échelon planétaire, sur laquelle les marchés financiers devraient finir par se casser les dents.Le caractère graduel de la diminution du programme de rachats d'actifs de la Fed, les inquiétudes croissantes au sujet des prix de l'énergie et la question de la nature éphémère ou non de l'inflation, ont ouvert une voie royale à l'or et à l'argent. Il est clair à nos yeux que le creux est passé et que le marché haussier de l'or et de l'argent est entré dans une nouvelle phase ascendante. Pour témoigner de notre conviction, nous renforçons notre position dans les métaux précieux.