Ces deux dernières années furent assurément marquées par la grande percée de l'Afrique dans le monde financier. La communauté internationale des investisseurs sait désormais que nombre de pays africains enregistrent depuis de nombreuses années une croissance annuelle de 5%. Dans le top 10 des pays ayant présenté la croissance la plus rapide ces dix dernières années figurent 6 pays africains. Les " lions africains " méritent de plus en plus leur place aux côtés des " Tigres asiatiques ".
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Ces deux dernières années furent assurément marquées par la grande percée de l'Afrique dans le monde financier. La communauté internationale des investisseurs sait désormais que nombre de pays africains enregistrent depuis de nombreuses années une croissance annuelle de 5%. Dans le top 10 des pays ayant présenté la croissance la plus rapide ces dix dernières années figurent 6 pays africains. Les " lions africains " méritent de plus en plus leur place aux côtés des " Tigres asiatiques ".Certes, la situation n'est pas partout aussi favorable. Mais parmi la population africaine, l'optimisme est contagieux. Ce qui n'était pas évident il y a encore peu de temps, comme nous le confirme un sondage réalisé par la grande banque britannique et valeur de portefeuille Standard Chartered. Cette banque, qui se concentre essentiellement sur l'Asie et l'Afrique, a interrogé 1.000 consommateurs au Ghana, au Kenya et au Nigeria par rapport à leurs projets d'avenir. Ce qui frappe avant tout, c'est le jeune âge du consommateur. Plus d'un habitant sur trois (35 à 36%) des trois pays précités est âgé de moins de 30 ans et seulement un sur cinq (18 à 21%) a déjà dépassé les cinquante ans. L'autre constat étonnant de cette enquête réside dans leur foi dans l'avenir, tant au niveau personnel que pour leur pays tout entier. Au Nigeria, deux personnes sur trois ont confiance, voire une grande confiance dans les perspectives de croissance de leur propre pays. Au Kenya, cette proportion est légèrement moins élevée (40%). Mais les Africains sont encore plus positifs par rapport à leurs perspectives personnelles. Au Ghana surtout, où pas moins de 91% prévoient que leur situation économique personnelle s'améliorera (considérablement) au cours des cinq prochaines années. Le Nigeria enregistre un " score " à peine moins bon, avec 86%. Le Kenya est en retrait, avec un chiffre de 54%, mais là aussi, la majorité se montre positive. Une majorité a par ailleurs l'intention de consommer et d'épargner davantage, ce que permettra l'amélioration de leur situation.Enfin, l'Afrique abrite environ un milliard de consommateurs potentiels. Et selon une étude du bureau McKinsey, entre 2012 et 2020, le nombre d'Africains enregistrant un total de consommation d'au moins 5000 USD (qui les amène à grossir les rangs de la classe moyenne) augmentera de 45 millions, de 85 à 130 millions, ou de 7,5 à 12% de la population africaine en forte croissance. D'ici à 2020, McKinsey évoque un produit intérieur brut de 2600 milliards USD et des dépenses de consommation qui totalisent jusque 1400 milliards USD. Le marché africain de la consommation s'est accru de 275 milliards USD depuis 2000, soit autant que le Brésil et plus que l'Inde.Opportunités limitéesEn général, il n'est pas simple d'investir de manière large sur le potentiel du marché africain. Texaf est un petit holding belge essentiellement concentré sur la promotion immobilière à Kinshasa. La valeur de portefeuille Bolloré est selon nous l'une des rares opportunités accessibles (sur Euronext Paris). Nous commentons les résultats semestriels dans la rubrique Portefeuille.