Si les investissements en actions et en immobilier continuent à marquer des points, c'est que les rendements réels (rendements nominaux diminués de l'inflation) du compte d'épargne et des obligations sont plus négatifs encore que ces dernières années. C'est dire. L'investisseur en actions cherche, lui, son salut dans les dividendes. Ce sujet est d'autant plus d'actualité que la saison des assemblées générales annuelles des sociétés cotées s'ouvre; un des points à l'ordre du jour de ces réunions est le vote du montant du dividende proposé, qui sera versé aux acti...

Si les investissements en actions et en immobilier continuent à marquer des points, c'est que les rendements réels (rendements nominaux diminués de l'inflation) du compte d'épargne et des obligations sont plus négatifs encore que ces dernières années. C'est dire. L'investisseur en actions cherche, lui, son salut dans les dividendes. Ce sujet est d'autant plus d'actualité que la saison des assemblées générales annuelles des sociétés cotées s'ouvre; un des points à l'ordre du jour de ces réunions est le vote du montant du dividende proposé, qui sera versé aux actionnaires quelque temps après.L'importance du dividende dans le rendement total de l'investissement en actions est souvent très sous-estimée. Alors que l'on ne s'intéresse généralement qu'aux gains et aux pertes réalisés sur les transactions d'achat et de vente, le rendement, en Europe, est principalement déterminé par le revenu des dividendes. En Belgique, le Bel 20 a progressé de 50% "à peine" par rapport à 2002, mais son rendement (hausse du cours + dividende) est de 207%; un investissement dans les valeurs de notre principal indice boursier a donc procuré durant les deux dernières décennies 24% de bénéfice de cours et 76% de rendement en dividende. Pour l'Euro Stoxx 50, l'écart est plus marqué encore: 5% de gain de cours et 95% de dividende (évolution de l'indice: +6%; performance totale: +120%). A l'inverse, le Standard & Poor's 500, qui compte au nombre des indices-phares américains, a clos les 20 dernières années sur un rendement total de 494%, dont 300% de bénéfice de cours, soit un rapport relatif de 61%/39%.Les valeurs à dividende sont nombreuses, y compris sur Euronext Bruxelles. En Belgique, ce terme fait presque automatiquement penser aux sociétés immobilières réglementées, les fameuses SIR. Une analyse sera publiée la semaine prochaine mais nous pouvons d'ores et déjà annoncer que sept des 17 SIR cotées depuis un certain temps déjà offrent un rendement brut supérieur à 6% et trois, de 7% au moins. Atenor et Immobel, les principaux promoteurs du pays, paient toujours plus de 4% brut.Les valeurs financières sont elles aussi des valeurs à dividende. En Belgique toujours, KBC (Ancora) compense actuellement le fait qu'elle n'avait pas pu choyer ses actionnaires en 2020. L'assureur Ageas affiche un rendement particulièrement alléchant. Les dividendes des holdings progressent considérablement sur le long terme; GIMV, traditionnellement très généreux, est désormais rejoint par Quest for Growth. Bien qu'ils soient vilipendés, Proximus et Telenet offrent eux aussi, en partie en raison de la faible performance de leur cours, des rendements séduisants. Parmi les valeurs technologiques, nous évoquerons EVS. Rappelons enfin qu'il y a un mois, nous avons présenté un certain nombre de trackers sur les champions des dividendes (lire ici).