Le malaise affecte surtout les céréales. Après quatre trimestres consécutifs de récoltes record, l'on note une suroffre. Les stocks ont atteint des niveaux sans précédent. Le maïs et le blé s'échangent à des prix proches de leur plus-bas de la décennie.
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Le malaise affecte surtout les céréales. Après quatre trimestres consécutifs de récoltes record, l'on note une suroffre. Les stocks ont atteint des niveaux sans précédent. Le maïs et le blé s'échangent à des prix proches de leur plus-bas de la décennie. Le rapport le plus récent du Ministère américain de l'agriculture (USDA) a enfoncé le doigt dans la plaie le 12 janvier dernier. Ses perspectives de production de blé étaient supérieures aux prévisions moyennes. Et si en moyenne, les analystes pronostiquaient des stocks inchangés, selon le ministère, ceux-ci devraient continuer à s'étoffer. L'explication réside notamment dans les rendements à l'hectare, plus élevés que prévu. Pour le maïs également, l'USDA a revu à la hausse les prévisions de rendement à l'hectare et annoncé que tant la production que les stocks devraient être supérieurs aux attentes moyennes. En théorie, le maïs devrait tirer profit de l'augmentation des prix de l'énergie, qui soutiennent la demande d'éthanol (biocarburant) à base de maïs. Mais l'offre de maïs en provenance d'Amérique du Sud s'accroît. Plus tôt dans le mois, le ministère brésilien de l'agriculture a relevé les prévisions de récolte de maïs comme de soja.L'on notera que les prix actuels du blé et du maïs intègrent cependant déjà de nombreuses mauvaises nouvelles. Le nombre de contrats short sur le blé comme sur le maïs est historiquement très élevé. Autrement dit, le sentiment est majoritairement négatif. Le risque de baisse est dès lors limité. Il suffirait de peu pour que les shorters décident de reprendre une partie de leurs billes et déclenchent un mouvement de prix inverse. Comme des conditions climatiques difficiles pendant une période cruciale (semailles ou récolte). Reste à savoir si un éventuel rallye se poursuivrait longtemps. Des fluctuations brèves mais sensibles ne sont pas inhabituelles, sur les marchés céréaliers.