Cette semaine, c'est officiel : la Banque centrale européenne (BCE) démarre le rachat d'obligations, en premier lieu des obligations d'Etat. Le montant mensuel attribué à ces rachats atteindra, jusqu'en septembre 2016, au moins 60 milliards EUR, soit certainement plus de 1000 milliards EUR au total. L'assouplissement quantitatif (QE) est désormais donc également d'application pour la zone euro. Reste à savoir si et quand l'impact de ces mesures draconiennes sera visible sur la croissance économique de la région.
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Cette semaine, c'est officiel : la Banque centrale européenne (BCE) démarre le rachat d'obligations, en premier lieu des obligations d'Etat. Le montant mensuel attribué à ces rachats atteindra, jusqu'en septembre 2016, au moins 60 milliards EUR, soit certainement plus de 1000 milliards EUR au total. L'assouplissement quantitatif (QE) est désormais donc également d'application pour la zone euro. Reste à savoir si et quand l'impact de ces mesures draconiennes sera visible sur la croissance économique de la région.Personne ne peut douter d'ici là que ce QE ait bel et bien un effet sur l'économie financière : après les Bourses américaines et japonaises, ce sont les marchés européens qui prennent de la hauteur. Comme indiqué la semaine dernière, la quasi-totalité des principaux indices boursiers européens a connu une hausse de plus de 10% sur les deux premiers mois de cette année. L'Eurostoxx50 a progressé de 15%. L'intérêt pour les marchés boursiers européens est donc bel et bien revenu. Même les opérateurs obligataires admettent aujourd'hui que les actions sont de meilleurs investissements actuellement.10 milliards de bonusCe qui ne se traduit pas seulement par la forte hausse des marchés ces derniers mois et semaines, mais aussi par un afflux de plusieurs milliards vers les fonds d'actions européens. Pendant la seconde moitié de février, quelque 10 milliards de plus ont été injectés sur les marchés européens. On s'attend à ce que les bénéfices des entreprises européennes augmentent considérablement, notamment soutenus par la faiblesse du dollar et des cours pétroliers. Par ailleurs, les obligations européennes sont bien plus chères, assorties dans bien des cas de taux négatifs jusqu'à cinq ans. Qui plus est, pour les investisseurs américains, les actions européennes sont une bonne affaire en comparaison avec les valeurs américaines, qui seront par ailleurs de plus en plus malmenées par la vigueur du dollar.Depuis l'automne dernier - lorsque les doutes étaient les plus importants -, nous avons joué pleinement la carte des actions européennes. Cela reste d'ailleurs le cas jusqu'à nouvel ordre, même si nous continuons de rechercher des opportunités sur les marchés émergents. Nous répétons cependant notre constat de la semaine dernière, à savoir qu'après le rush des derniers mois (+30% en moins de 5 mois), il est temps de s'offrir une pause. De nombreux indicateurs de marché (techniques) attestent clairement que les Bourses sont à court terme largement surachetées. Une correction intermédiaire de 3 à 5% serait donc saine. D'où notre décision de conserver temporairement environ 10% de liquidités.