Il y a à peu près deux ans, le gouverneur de la Banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, innovait. Il allait dorénavant annoncer la politique monétaire qu'il comptait mener, afin de ne pas surprendre les marchés. Marc Carney, son homologue canadien, formulait la même volonté peu après sa nomination à la tête de la Banque d'Angleterre. Les deux banques centrales lieraient leur politique monétaire à l'évolution du chômage. Au départ, la Fed relèverait automatiquement ses taux directeurs dès que le taux de chômage passerait sous la barre des 7%. Malheureusement, ce taux a fléchi rapidement alors que la conjoncture ne s'améliorait pas significativement. La Fed a promptement abaissé le seuil jusqu'à 6,5%.
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