Le yen japonais est traditionnellement une monnaie refuge. En cas d'accès de nervosité ou de regain de volatilité sur les marchés financiers, les investisseurs ont tendance à trouver abri dans le yen. La volatilité est très faible et les indices boursiers battent record après record. Mais les valorisations ne cessent de grimper et beaucoup estiment que les Bourses sont mûres pour une correction. Ou au moins une augmentation de la volatilité. Préférant jouer la sécurit...

Le yen japonais est traditionnellement une monnaie refuge. En cas d'accès de nervosité ou de regain de volatilité sur les marchés financiers, les investisseurs ont tendance à trouver abri dans le yen. La volatilité est très faible et les indices boursiers battent record après record. Mais les valorisations ne cessent de grimper et beaucoup estiment que les Bourses sont mûres pour une correction. Ou au moins une augmentation de la volatilité. Préférant jouer la sécurité, certains investisseurs choisissent d'adopter des positions acheteuses sur le yen. L'information selon laquelle la Chine envisagerait de réduire ses achats d'obligations publiques américaines, voire d'y mettre un terme, a entraîné une baisse du dollar face à la monnaie japonaise la semaine dernière. La Banque du Japon, la banque centrale japonaise, prend le marché à contre-pied. Elle met tout en oeuvre pour affaiblir autant que possible la monnaie japonaise afin de stimuler les exportations et de relancer l'inflation. Notamment par des rachats massifs d'obligations publiques japonaises. Cependant, la semaine dernière, le marché n'a pas caché sa nervosité quand il a appris que le montant des obligations publiques rachetées par la Banque du Japon était inférieur de 20 milliards JPY aux prévisions moyennes. Certains opérateurs y ont vu le premier signal d'une réduction prochaine des stimuli monétaires à présent que le Nikkei a atteint son plus haut niveau depuis 1991. Une conclusion sans doute prématurée, mais c'est la perception qui domine sur les marchés financiers. Plusieurs émetteurs proposent des produits à effet de levier ayant le taux de change USD/JPY comme valeur sous-jacente. Miser sur une hausse du yen vis-à-vis du dollar implique d'opter pour un turbo short USD/JPY (le cours du dollar baisse). C'est Goldman Sachs Markets (http://www.gsmarkets.be) qui dispose actuellement de l'assortiment le plus étoffé de produits à effet de levier USD/JPY short. L'écart (spread) entre le cours acheteur et le cours vendeur s'élève à trois cents d'euros. Celui-ci est un peu moins élevé (deux cents) chez BNP Paribas Markets, mais l'assortiment est moins fourni. Le choix de la barrière désactivante dépendra de votre profil de risque. Dans le cas de monnaie, nous conseillons de prendre une marge d'au moins 10% entre la barrière désactivante et le cours de référence.