Nous voici à la veille des vacances d'été, le moment idéal pour faire le bilan du premier semestre et s'interroger sur celui qui suit. Globalement, les marchés boursiers ont déçu. La plupart des grandes Bourses mondiales sont proches, voire légèrement en deçà, du niveau qu'elles affichaient en début d'année. Ce constat est plus vrai encore en Europe qu'aux Etats-Unis.
...

Nous voici à la veille des vacances d'été, le moment idéal pour faire le bilan du premier semestre et s'interroger sur celui qui suit. Globalement, les marchés boursiers ont déçu. La plupart des grandes Bourses mondiales sont proches, voire légèrement en deçà, du niveau qu'elles affichaient en début d'année. Ce constat est plus vrai encore en Europe qu'aux Etats-Unis.Les marchés avaient pourtant bien entamé l'année, avant que la situation ne se gâte brusquement, début février - y compris à Wall Street, qui n'avait connu aucun repli significatif l'an dernier; la Bourse américaine a dès lors eu droit à une double ration de ce que l'on peut appeler une correction intermédiaire saine. En Europe, l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement italien " inhabituel " a douloureusement rappelé l'épisode de la crise grecque.Au vu des résultats des six premiers mois de l'année, nous sommes assez satisfaits du choix des thématiques boursières que nous avions opéré pour 2018. Nous avions notamment annoncé une volatilité accrue par rapport à l'an dernier - nous n'y avions, cela dit, aucun mérite, puisque 2017 s'était, précisément, caractérisée par une absence totale de fluctuations sur les marchés financiers. Les secteurs qui nous semblaient receler le plus de potentiel étaient l'énergie et les financières; les valeurs énergétiques se sont effectivement bien comportées, mais les actions financières européennes viennent d'être affectées par les turbulences politiques en Italie. La situation ne devrait pas s'améliorer de sitôt.Nous nous félicitons en revanche d'avoir continué de croire au potentiel du secteur biotechnologique belge. Il s'est très bien défendu au premier semestre, ce qui n'a pas manqué de doper le portefeuille modèle. Les cinq valeurs d'Euronext Bruxelles dont la progression est la plus marquée sont des biotech, Mithra Pharmaceuticals en tête; de surcroît, quatre d'entre elles ont été ou sont en portefeuille. Enfin, l'embellie dans le secteur des métaux précieux (or, argent, etc.) ne s'est pas encore opérée, mais il reste six mois pour que cette prévision se concrétise. Nous avions en début d'année misé sur une correction moins franche et plus brève. Mais la tendance haussière de Wall Street étant restée intacte, nous conservons pour 2018 l'objectif de 3.000 points pour le Standard&Poor 500, ce qui signifie que nous entrevoyons 10, voire 15%, de potentiel de hausse cette année encore, pour la Bourse américaine. En d'autres termes, le meilleur, là-bas, reste à venir. Pour l'Europe, les incertitudes qui entourent l'Italie rendent le pronostic plus difficile à poser. Nous préférons dès lors les actions américaines aux européennes et à celles des marchés émergents. Comme vous pourrez le lire sous la rubrique " Analyse de la semaine ", le secteur des biens de consommation compte parmi nos favoris pour le second semestre. La vraie correction sera plutôt pour 2019.