Nous nous attendions à ce que la correction automnale soit plus marquée; mais la première zone de soutien significative, à 3.200-3.250 points pour le Standard & Poor's 500 (baromètre de Wall Street où figurent les 500 grandes sociétés américaines cotées en Bourse), a jusqu'à présent tenu bon, et la probabilité de voir l'indice passer sous ce niveau dans les prochaines semaines s'est considérablement amenuisée.
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Nous nous attendions à ce que la correction automnale soit plus marquée; mais la première zone de soutien significative, à 3.200-3.250 points pour le Standard & Poor's 500 (baromètre de Wall Street où figurent les 500 grandes sociétés américaines cotées en Bourse), a jusqu'à présent tenu bon, et la probabilité de voir l'indice passer sous ce niveau dans les prochaines semaines s'est considérablement amenuisée.Le déclin sera plus que probablement contenu, pour deux raisons. Premièrement, la lutte pour la Maison-Blanche s'est avérée plus serrée que ne l'avaient prédit les sondages. Certes, Donald Trump n'accepte pas sa défaite mais la fraude électorale n'étant en aucun cas avérée, les graves émeutes tant redoutées ne se sont pas produites. Le Sénat devrait en outre demeurer aux mains des républicains, ce qui devrait empêcher Joe Biden, président modéré, d'arrêter, sous l'influence de l'aile gauche de son parti (Bernie Sanders, Elisabeth Warren, Alexandria Ocasio-Cortez...), des mesures considérées comme extrêmes par Wall Street (augmentation de l'impôt des sociétés, relèvement du salaire minimum, limitation du prix des médicaments, restrictions imposées aux géants technologiques, etc.) ou à tout le moins, le contraindre à opter pour une version douce de son programme.Deuxièmement, Pfizer et BioNTech ont annoncé l'arrivée d'un vaccin efficace à plus de 90%. Cette nouvelle n'est il est vrai accompagnée d'aucun détail de nature scientifique et repose sur des résultats intermédiaires, mais elle a donné au monde, et donc à Wall Street, l'espoir d'un retour à la normale de l'économie. Le fait que la Bourse américaine se soit à peine émue à l'approche de l'élection présidentielle, de la survenance des deux vagues de pandémie, etc., confirme une fois encore son potentiel de hausse ultime, voire de course folle. La banque centrale américaine conservera sa politique très accommodante, qui ira jusqu'à permettre à l'inflation de franchir la barre des 2%. Les taux d'intérêt toujours plus négatifs inciteront davantage d'épargnants à investir une plus large part de leurs avoirs en actions. Joe Biden mettra en place un nouveau plan de relance et selon toute probabilité, les bénéfices des entreprises repartiront à la hausse en 2021.Toutes les conditions d'une franche remontée boursière sont donc réunies. L'indice S&P 500 pourrait atteindre non pas 4.500 points, comme nous le pensions, mais 5.000 points, voire plus. Après leur ascension brutale, les marchés (tant américain que les autres) pourraient éventuellement marquer une pause, mais ce ne devrait être que pour mieux rebondir ensuite.