Le rallye Trump a perdu un peu de vitesse. Mais il faut bien l'admettre, c'est grâce au 45eprésident des États-Unis que nous avons pu assister à un premier trimestre en Bourse très différent de celui de l'an dernier. Pour mémoire, début 2016, la croissance économique mondiale était bien trop faible en raison de l'essoufflement de l'économie chinoise. Le plongeon des prix des matières premières avait encore assombri le tableau. Même Wall Street n'est finalement parvenu que de justesse à échapper à une réorientation baissière (repli de 20% à partir du som...

Le rallye Trump a perdu un peu de vitesse. Mais il faut bien l'admettre, c'est grâce au 45eprésident des États-Unis que nous avons pu assister à un premier trimestre en Bourse très différent de celui de l'an dernier. Pour mémoire, début 2016, la croissance économique mondiale était bien trop faible en raison de l'essoufflement de l'économie chinoise. Le plongeon des prix des matières premières avait encore assombri le tableau. Même Wall Street n'est finalement parvenu que de justesse à échapper à une réorientation baissière (repli de 20% à partir du sommet), car le recul s'est interrompu à -18%. Fort heureusement, lorsque le président que l'on n'attendait pas Donald Trump a mis l'accent, dans son discours d'investiture, sur le redressement de l'économie américaine, les économistes et investisseurs ont repris confiance en l'avenir de l'économie mondiale. Le rallye Trump n'est rien d'autre que la perspective que des travaux d'infrastructure, des abaissements d'impôts, une augmentation des investissements dans la défense, etc., contribuent à accélérer la croissance et à soutenir les bénéfices des entreprises. Au bilan du premier trimestre de 2016, les chiffres étaient dans le rouge sur tous les marchés boursiers. Cette année, sur les marchés occidentaux, la plus-value moyenne sur les trois premiers mois fluctue autour de 4 et 5%. Cette fois, l'Europe est parvenue à atteler son wagon au train de la croissance des Américains. Les perspectives pourraient être encore plus favorables si le peuple français n'élisait pas Marine Le Pen dans un mois. La menace d'un effritement de l'Union européenne disparaîtrait, et la stabilité politique retrouvée pourrait donner une nouvelle impulsion à la croissance économique en zone euro. Hélas, cela ne garantirait pas encore une poursuite de la hausse des marchés boursiers européens. Ces derniers jours et semaines, la confiance en Donald Trump s'est quelque peu érodée. À plus forte raison lorsqu'il a échoué à faire passer la révision d'Obamacare au Congrès américain. Les marchés ont en effet commencé à douter de sa capacité effective à mettre en oeuvre les abaissements d'impôts et à financer le plan d'infrastructures promis. Il est clair pour Wall Street que Donald Trump doit à présent se reprendre. Peut-être le septuagénaire tirera-t-il les leçons de l'échec du "Trumpcare" et abordera-t-il désormais ses dossiers de manière plus professionnelle, plus réfléchie, et de concert avec ses collaborateurs, afin d'accroître la probabilité de succès de ses réformes fiscales et de ses projets de croissance. On s'attend à des semaines difficiles sur les places boursières. Mais si le président Trump changeait d'approche et si l'issue du scrutin était positive en France, nous pourrions vivre de bons moments en Bourse avant l'été.