Le baril de pétrole brut est retombé à son plus bas niveau depuis début avril. On pourrait par conséquent argumenter que d'un point de vue technique, le moment n'est pas idéal pour déployer un scénario vendeur sur le pétrole brut. Ceci n'est vrai qu'en partie.
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Le baril de pétrole brut est retombé à son plus bas niveau depuis début avril. On pourrait par conséquent argumenter que d'un point de vue technique, le moment n'est pas idéal pour déployer un scénario vendeur sur le pétrole brut. Ceci n'est vrai qu'en partie.Après la liquidation générale de janvier, le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) américain était retombé à son plus bas niveau depuis 2003! Le pétrole Brent de la mer du Nord n'avait quant à lui jamais été aussi bon marché depuis plus de 12ans. Après une baisse d'une telle ampleur, un rebond est presque inévitable, et celui-ci est d'ailleurs intervenu.À un certain moment, toutes les mauvaises nouvelles étaient intégrées dans les cours et presque tous les investisseurs spéculatifs avaient adopté la même position. Ce mécanisme de marché entraînant toujours un excès, le pétrole s'est retrouvé survendu. Dans pareille situation, il est difficile d'estimer l'ampleur du redressement ultérieur. La réaction haussière peut rester limitée ou être spectaculaire. Dans le cas du pétrole brut, nous avons eu droit au scénario explosif, avec un gain de plus de 50% entre la fin janvier et la mi-mars.La hausse du cours a été principalement due à des spéculations concernant de futures limitations de la production. Après plusieurs faux départs, une date a fini par être arrêtée pour une réunion des principaux producteurs: le 17avril à Doha, au Qatar. L'exercice promet en tout cas d'être ardu en raison de nombreux conflits d'intérêts qui opposent les grands producteurs de pétrole. Notamment l'Iran, à peine libéré du joug des sanctions, qui refuse de réduire sa production. Une réduction volontaire de la production ne semble donc pas encore envisageable à ce stade. L'objectif maximal serait ainsi une stabilisation au niveau actuel. Au rythme actuel, la suroffre atteint toujours 1million de barils par jour.Le pétrole brut a perdu plus de 15% depuis le sommet (provisoire) consécutif au redressement technique. D'un point de vue fondamental, cette rechute était inévitable, car il n'y a tout simplement pas assez d'arguments aujourd'hui en faveur d'une hausse durable des cours. C'est aussi le coeur de notre message, indépendamment de l'aspect timing. Dans les conditions de marché actuelles, tout redressement est condamné à rester temporaire. La nette baisse du cours du pétrole depuis le 18mars n'y change rien. À court terme, une réaction technique haussière est plus vraisemblable après la correction de ces deux dernières semaines. Ceux qui veulent adopter une position vendeuse ont tout intérêt à attendre ce rebond. Les scénarios short qui suivent sont avant tout donnés à titre d'illustration. Mais nous pouvons d'ores et déjà dire que ce rebond n'aura pas la vie longue.Le cours du WTI devrait être plus volatil en raison du problème spécifiquement américain de la capacité de stockage. Les réserves américaines de pétrole fluctuent à proximité de records historiques depuis plusieurs semaines. Alors que la saison de l'entretien des raffineries se termine peu à peu, la demande de pétrole brut peut reprendre. C'est pourquoi nous privilégierons actuellement le Brent, qui reflète mieux les fondamentaux du marché pétrolier.Il existe de nombreux produits à effet de levier qui ont le pétrole brut comme valeur sous-jacente. Parmi les fournisseurs classiques, c'est Goldman Sachs Markets (GS Markets) qui propose l'assortiment le plus large avec 15turbos short sur le Brent et même 17turbos short sur le WTI. Chez BNP Paribas Markets, c'est respectivement 13 et 9. ING propose 10sprinters short avec le Brent comme valeur sous-jacente, et 12 avec le WTI.Les spreads sont minimes: tant BNP Paribas que GS Markets appliquent un écart de 2centimes d'euro entre les cours acheteur et vendeur. Chez ING, c'est 4centimes d'euro pour le Brent et 5 pour le WTI. Les profits réalisés sur des produits à effet de levier ayant le pétrole brut comme valeur sous-jacente ne sont pas soumis à la taxe sur la spéculation. Nul besoin ici d'attendre six mois pour réaliser une éventuelle plus-value sur ces produits sans devoir payer la taxe.Code ISIN : NL0011422324Devise : EURNiveau de financement : 56,08Cours de référence : 38,72Barrière désactivante : 53,84Levier : 2,23Cours : 15,32/15,34Ce turbo short émis par GS Markets a pour valeur sous-jacente le contrat à terme sur le Brent qui arrive à échéance en juin. La barrière désactivante se situe près de 40% au-dessus du cours de référence actuel, et n'a été atteinte pour la dernière fois qu'en octobre dernier. En raison du faible risque, le levier est plutôt modeste.Code ISIN : NL0011598230Devise : EURNiveau de financement : 48,03Cours de référence : 38,72Barrière désactivante : 46,11Levier : 4,15Cours : 8,24/8,26Ce turbo short est également émis par GS Markets mais il présente un risque un peu plus élevé avec un écart de 19% entre le cours de référence actuel et la barrière désactivante. Ce niveau n'a cependant pas été atteint lors du rebond opéré entre fin février et la mi-mars. Le levier est nettement plus élevé que dans l'exemple précédent.Code ISIN : NL0011795299Devise : EURNiveau de financement : 45,21Cours de référence : 38,72Barrière désactivante : 43,4Levier : 5,97Cours : 5,79/5,81La valeur désactivante de ce turbo short de BNP Paribas Markets se trouve 12% au-dessus du cours actuel du pétrole. Vu la volatilité très élevée, le niveau de risque est important. Le même émetteur propose encore un turbo assorti d'un levier plus élevé.