Dès que des tensions éclatent au Moyen-Orient, le cours de l'or noir repart à la hausse. Cette année ne fait pas exception même si en l'occurrence, le mouvement est antérieur aux troubles. Avec le recul, il est permis d'affirmer que la première limitation de production décidée (le 30 novembre 2016) par les pays membres de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) depuis des décennies est un fait historique et déterminant pour l'orientation du cours. La réduction de 1,2 million de barils (159,24 litres) de la production journalière est soutenue par 11 pays non mem...

Dès que des tensions éclatent au Moyen-Orient, le cours de l'or noir repart à la hausse. Cette année ne fait pas exception même si en l'occurrence, le mouvement est antérieur aux troubles. Avec le recul, il est permis d'affirmer que la première limitation de production décidée (le 30 novembre 2016) par les pays membres de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) depuis des décennies est un fait historique et déterminant pour l'orientation du cours. La réduction de 1,2 million de barils (159,24 litres) de la production journalière est soutenue par 11 pays non membres de l'OPEP, dont la Russie. En raison de son efficacité, la mesure a d'ores et déjà été prolongée à deux reprises, de neuf mois à chaque fois.Le baril de Brent (Mer du Nord) a atteint son niveau le plus bas (28 dollars) au début de l'année 2016. Mais un an et demi après la conclusion de l'accord, il est passé de 45 à plus de 70 dollars, ce qui prouve une fois de plus que la crise pétrolière de 2014-2016 était une crise de l'offre. Aujourd'hui en effet, moins de 10% de l'offre excédentaire initiale demeure. Certes, le redressement de l'économie mondiale aide efficacement les producteurs.C'était vrai en début d'année, ça l'est plus encore maintenant: force est de constater que les valeurs pétrolières et, surtout, les actions du secteur des services pétroliers, ne suivent pas, ou à peine, l'évolution des cours. Le tracker VanEck Vectors Oil Services (27,1 dollars; ticker OIH) a fait 35% de moins que le Brent ces douze derniers mois; ces deux dernières années, l'écart dépasse même 60%.Pourtant, les stratégies de réduction des coûts, de désinvestissements, de retour aux activités de base, etc. ont permis aux compagnies pétrolières d'accroître leurs cash-flows disponibles dans une mesure telle qu'un prix de 52 dollars le baril de Brent suffit aujourd'hui à garantir le paiement des dividendes. En d'autres termes, le secteur peut recommencer à investir. Selon Morgan Stanley, ses géants devraient générer 5,5 milliards de dollars de cash-flows disponibles. De tels investissements sont évidemment indispensables au secteur des services pétroliers.Il est selon nous inutile d'attendre que les cours augmentent pour anticiper une hausse des valeurs du secteur. Même si les cours se stabilisaient à 60-70 dollars durant les six à 12 prochains mois, il serait normal que les valeurs pétrolières et celles des entreprises de services pétroliers s'apprécient. La valorisation actuelle flirte toujours avec les 60 dollars en moyenne.Nous entrevoyons donc un potentiel considérable pour les valeurs pétrolières, pour l'heure largement en retrait, au cours des six à 12 mois qui viennent. Des titres comme Schlumberger, TechnipFMC et Transocean vous permettront de miser pleinement sur ce thème. L'investisseur qui préfère ne pas acheter d'actions individuelles peut opter pour le tracker VanEck Vectors Oil Services.