Lorsqu'en début d'année le baril de Brent (119,24litres; mer du Nord) a plongé sous 30USD, nombre d'investisseurs nerveux se sont demandé où se situerait le plancher. Nous étions alors plus de 70% en dessous du niveau consécutif à la chute de la mi-2014, et certains observateurs prévoyaient que le cours du pétrole refluerait à... 10USD le baril. Aujourd'hui, l'or noir a repris 60% et avoisine 50USD le baril.
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Lorsqu'en début d'année le baril de Brent (119,24litres; mer du Nord) a plongé sous 30USD, nombre d'investisseurs nerveux se sont demandé où se situerait le plancher. Nous étions alors plus de 70% en dessous du niveau consécutif à la chute de la mi-2014, et certains observateurs prévoyaient que le cours du pétrole refluerait à... 10USD le baril. Aujourd'hui, l'or noir a repris 60% et avoisine 50USD le baril.La croissance de la demande mondiale de pétrole a freiné ces dernières années, pour refluer sous la moyenne historique de +1%, mais la récente crise pétrolière était essentiellement guidée par l'offre. Elle ne peut être considérée indépendamment de l'exploration de pétrole dans les mers profondes et les sables bitumineux, et encore moins de l'essor spectaculaire du pétrole de schiste aux États-Unis, lesquels ont notamment incité l'Arabie Saoudite à changer de tactique. À une époque, l'État islamique, membre crucial de l'OPEP du fait de ses réserves gigantesques, aurait réduit sa propre production en cas de suroffre. Désormais, les Saoudiens continuent d'injecter du pétrole sur le marché, interrompant par là-même brutalement l'essor du pétrole de schiste, notamment. Ce que démontrent du reste également les statistiques. L'offre est sous pression aux États-Unis, et 800.000barils américains de moins seraient injectés en moyenne chaque jour en comparaison avec l'an dernier. Ces méthodes "alternatives" coûtent certainement moins cher désormais mais ne se justifient malgré tout qu'à partir d'un prix de 50 à 60USD par baril pour une production rentable. Au niveau mondial, les nouveaux champs pétroliers découverts l'an dernier ne peuvent générer que 12,1milliards de barils, ce qui est le plus faible chiffre depuis... 1952 et représente à peine plus de quatre mois de la consommation actuelle. Cela dit, tout le secteur tourne autour des parts de marché, de la domination. La progression actuelle est probablement excessive à court terme, mais à moyenne échéance, le baril devrait remonter aux alentours de 60USD pour que l'on évite une nouvelle crise pétrolière "inverse". Il est possible qu'au second semestre ou plus tard (2017), le prix du pétrole amorce à nouveau une tendance haussière (structurelle).Nous devrons nous préparer dans les mois à venir à investir à nouveau dans le secteur de l'énergie. Car soyons francs: les prestations du thème énergétique ne sont pas a priori extraordinaires au bilan des dernières années. Les deux valeurs énergétiques détenues en portefeuille modèle sont venues en remplacer d'autres et sont tout aussi décevantes jusqu'ici. Le prix de l'uranium (Uranium Participation) a baissé à son plancher, et des informations décevantes en provenance d'Indonésie ont ramené le cours de Velcan sous le niveau de trésorerie nette.En cas de confirmation d'une sortie de plancher, nous nous tournerons d'abord vers les épaules les plus solides pour investir: les géants pétroliers comme Royal Dutch Shell et Total. Ensuite, et plutôt en deuxième instance, nous nous intéresserons aux spécialistes des services pétroliers de meilleure facture, comme Aker et Schlumberger. Dans les énergies renouvelables, nous suivons l'évolution de 7C Solarparken et de son cours.