En conséquence de l'annonce de l'OPEP, le prix du baril de pétrole brut a franchi la barre des 50 dollars USD ces dernières semaines. La révision à la baisse de la production n'est finalement qu'assez modeste, mais sa valeur symbolique n'est pas à négliger. C'est en effet la première limitation volontaire de production décidée par le cartel depuis 2008.
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En conséquence de l'annonce de l'OPEP, le prix du baril de pétrole brut a franchi la barre des 50 dollars USD ces dernières semaines. La révision à la baisse de la production n'est finalement qu'assez modeste, mais sa valeur symbolique n'est pas à négliger. C'est en effet la première limitation volontaire de production décidée par le cartel depuis 2008. Les membres de l'OPEP ont convenu de limiter leur production cumulée à 32,5 à 33millions de barils par jour. En septembre, celle-ci atteignait encore un niveau record de 33,6millions de barils. Une réduction de la production de 600.000 à 1,1million de barils correspondrait à une baisse de 1,5 à 3%. Il ne s'agit encore que d'une déclaration d'intention, et l'accord doit être formalisé lors de la prochaine réunion officielle de l'OPEP qui aura lieu le 30novembre à Vienne. Dans la pratique, la majeure partie de la limitation de la production sera à la charge de l'Arabie Saoudite. En réalité, les Saoudiens, dont la production a atteint un niveau record cet été, avaient de toute manière l'intention de baisser le rythme. Selon nous, plusieurs pays seront exemptés des réductions de production, tels la Libye et le Nigeria, qui n'exploitent déjà pas la totalité de leurs quotas en raison de la guerre et des troubles sociaux qui les secouent, ou encore l'Iran, dont la production retrouve peu à peu le niveau qui prévalait avant les sanctions économiques. On ignore encore si les grands producteurs non-membres du cartel accompagneront le mouvement. La Russie semble tentée de le faire. Les États-Unis se profilent de plus en plus comme le nouveau "swing producer", c'est-à-dire le garant de la stabilité d'un cours raisonnable du baril. Le marché mondial du pétrole évolue à nouveau vers un équilibre. Le géant pétrolier français Total prévoit même un déficit de 5 à 10millions de barils par jour d'ici la fin de la décennie. Les investissements ne suffisent pas pour compenser la baisse naturelle de l'offre de 5% par an et la croissance de la demande. Nous considérons le United States Brent Oil fund (ticker : BNO) comme une bonne manière de miser sur une hausse du cours du pétrole. Attention: ce tracker investissant dans des contrats à terme, son "roll yield" ou rendement, lors du roulement mensuel des positions internes, peut être positif comme négatif.