La récente hausse de prix peut être attribuée à une combinaison de facteurs. Ainsi a-t-on accordé, après la Russie, à l'Arabie Saoudite, le prolongement de la limitation actuelle de la production. L'accord existant, qui prévoit la limitation de la production de 1,8 million de barils, court encore jusque mars 2018. Lors de la prochaine réunion de l'OPEP du 30 novembre, une prolongation jusqu'à la fin de l'an prochain sera proposée. Nul doute ...

La récente hausse de prix peut être attribuée à une combinaison de facteurs. Ainsi a-t-on accordé, après la Russie, à l'Arabie Saoudite, le prolongement de la limitation actuelle de la production. L'accord existant, qui prévoit la limitation de la production de 1,8 million de barils, court encore jusque mars 2018. Lors de la prochaine réunion de l'OPEP du 30 novembre, une prolongation jusqu'à la fin de l'an prochain sera proposée. Nul doute que celle-ci sera validée, étant donné que les deux principaux exportateurs à l'origine de l'accord ont déjà reçu l'autorisation. La limitation de la production porte du reste ses fruits car la demande et l'offre évoluent de plus en plus l'une vers l'autre. Aux Etats-Unis, les stocks de pétrole brut ont pour la première fois depuis 2014 atteint leur moyenne sur cinq ans. Simultanément, le nombre d'installations de forage opérationnelles ne progresse plus depuis septembre. En Arabie Saoudite, le prince Mohammed bin Salman a fait place nette dans la lutte contre la corruption dans l'anticipation de l'introduction en Bourse de la compagnie pétrolière étatique Saudi Aramco l'an prochain.Notons que la hausse des prix des dernières semaines coïncide avec le redressement du dollar. Normalement, c'est le contraire. La devise américaine a amorcé début septembre un mouvement de redressement, le marché anticipant une hausse des taux d'intérêt. Sur les marchés à terme, tant le Brent que le WTI sont en backwardation. Cette situation, qui implique que les prix pour livraison à court terme soient plus élevés, trahit un marché physique étroit et la perspective d'une nouvelle hausse des prix. Cette situation est donc favorable aux producteurs pour l'établissement des prix de vente futurs. Les investisseurs spéculateurs aussi ont retrouvé la voie vers les marchés pétroliers. Le nombre de positions longues pour miser sur des hausses de prix ultérieures a atteint début novembre un nouveau niveau record. Nous prévoyons que le pétrole brut formera une nouvelle fourchette de prix prochainement. Après la récente hausse de prix, peu de choses justifient fondamentalement la poursuite de la hausse. Les nouvelles les plus favorables sont en effet déjà intégrées dans le cours.