Pour les investisseurs en actions, le bilan du premier semestre écoulé contraste nettement avec celui des six premiers mois de 2016. L'an dernier, la crise chinoise d'abord, et l'issue inattendue du référendum sur le Brexit ensuite, avaient fait plonger les Bourses dans le rouge. Des pertes que l'Europe n'est parvenue à récupérer qu'en fin d'année. Autrement dit, le second semestre fut nettement meilleur. Au dernier trimestre en effet, tous les signaux sont passés au vert lorsque Donald Trump a été élu président des États-Unis.
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Pour les investisseurs en actions, le bilan du premier semestre écoulé contraste nettement avec celui des six premiers mois de 2016. L'an dernier, la crise chinoise d'abord, et l'issue inattendue du référendum sur le Brexit ensuite, avaient fait plonger les Bourses dans le rouge. Des pertes que l'Europe n'est parvenue à récupérer qu'en fin d'année. Autrement dit, le second semestre fut nettement meilleur. Au dernier trimestre en effet, tous les signaux sont passés au vert lorsque Donald Trump a été élu président des États-Unis. Ce " rallye Trump " s'est poursuivi en début d'année et le relais a été pris ensuite par l'Europe, avec les élections rassurantes aux Pays-Bas et en France, où le populisme n'a finalement pas pris la tangente. Le tout dans un contexte de redressement économique général, aussi et surtout en Europe, alors que les taux sont maintenus à faible niveau et que l'inflation est sous contrôle. Autant de facteurs qui jouent en faveur des marchés boursiers. Vous n'apprécierez sans doute pas de lire ceci, mais nous pensons que les Bourses occidentales ont déjà donné le meilleur d'elles-mêmes. Aux 8 à 10 % de hausse moyenne des Bourses américaines et européennes peut s'ajouter peut-être encore une poignée de pour cent à (très) court terme, mais ces dernières semaines, nous avons épinglé plusieurs éléments perturbateurs qui semblent trahir une surchauffe des marchés boursiers. La semaine dernière, nous vous parlions notamment de la hausse " irrationnelle " du bitcoin pour démontrer le fait que les actifs financiers sont en train de gonfler de manière excessive. La semaine précédente, nous évoquions l'intérêt inhabituel des investisseurs pour les valeurs de croissance au détriment des actions de valeur, qui a donné lieu à une ascension extraordinaire de la capitalisation boursière d'Apple, Amazon ou encore de Facebook. Récemment, nous avons fait remarquer que les courbes abruptes des six derniers mois affichaient plusieurs légers accès de faiblesse. Ces facteurs nous ont incités la semaine dernière à procéder à de premiers abaissements de conseils et à introduire nos premiers ordres de vente pour le portefeuille modèle. D'autres suivront, car nous ne souhaitons plus être totalement investis en actions dans les prochains mois. C'est pourquoi nous vous présentons également plusieurs manières de protéger votre portefeuille contre un possible repli des Bourses cet été déjà (lire ici). La correction à laquelle nous nous attendons ne sera pas forcément brutale. Mais un reflux de 5 à 10% n'est pas à exclure durant les mois d'été/automne ; ce ne serait rien de plus qu'une correction saine, après la forte hausse depuis le dernier trimestre 2016. L'année boursière 2017 pourrait en définitive afficher un schéma évolutif très classique, avec une période de mai à octobre moins florissante. Mais nous ne le saurons bien entendu qu'au fil de ces mois d'été.