Une nouvelle phase d'Abenomics a été annoncée la semaine dernière. L'expression renvoie au Premier ministre japonais Shinzo Abe, revenu au pouvoir fin 2012 pour aider le pays du Soleil Levant à sortir d'un cycle de dépressions chroniques et de déflation structurelle. Pour y parvenir, Abe avait défini trois grands axes d'action: réformes économiques structurelles, hausse des dépenses publiques et assouplissement quantitatif draconien. C'est de ce dernier aspect qu'a le plus profité la Bourse japonaise. En termes de PIB, la Bank of Japan (BOJ) a déjà fait plus du double...

Une nouvelle phase d'Abenomics a été annoncée la semaine dernière. L'expression renvoie au Premier ministre japonais Shinzo Abe, revenu au pouvoir fin 2012 pour aider le pays du Soleil Levant à sortir d'un cycle de dépressions chroniques et de déflation structurelle. Pour y parvenir, Abe avait défini trois grands axes d'action: réformes économiques structurelles, hausse des dépenses publiques et assouplissement quantitatif draconien. C'est de ce dernier aspect qu'a le plus profité la Bourse japonaise. En termes de PIB, la Bank of Japan (BOJ) a déjà fait plus du double de la Réserve fédérale américaine. De plus, ce bazooka a longtemps provoqué une forte érosion du yen japonais (JPY). Mais le JPY s'est apprécié en moyenne de quelque 15% par rapport aux autres monnaies cette année, obligeant le gouvernement à réduire de près de moitié ses prévisions de croissance pour cette année, de 1,7% à 0,9%. Conséquence: le gouvernement et la BOJ n'ont d'autre choix que de donner un souffle nouveau aux Abenomics en annonçant un train de mesures plus important que prévu, d'une valeur de 28.000milliards JPY (environ 240milliards EUR ou 6% du PIB). N'oublions pas que le Japon présente la population la plus âgée et le déclin démographique le plus rapide au monde (la population baisse depuis sept ans; 1,3million de décès contre 1million de naissances l'an dernier; plus de 24% de la population a plus de 65ans; environ 40% d'ici 2050). Sans compter une dette publique record de près de 250% du PIB. La Bourse japonaise a réagi avec enthousiasme aux mesures annoncées. Peu l'ont remarqué, mais entre fin 2012 et l'été 2015, l'indice Nikkei, le baromètre le plus connu de la Bourse japonaise, a progressé d'environ 8.000 à quelque 21.000points. Cela est et reste une hausse spectaculaire de 160%, même si elle est à relativiser dans une perspective à long terme: en 1989, ce même indice Nikkei a en effet atteint un pic historique à... 39.000points. Preuve aussi qu'il subsiste un fort potentiel haussier.Mais depuis le milieu de l'an dernier, la Bourse japonaise subit une correction sensible, avec un plongeon en direction des 15.000points en février, puis en juin dernier. Nous pensons qu'il s'agit d'un double plancher et que les chances sont réelles que ce niveau représente une résistance solide. Car à nos yeux, la Bourse japonaise est sortie d'une très longue (1989-2012) baisse structurelle fin 2012 et se trouve à nouveau dans un marché haussier à long terme. Nous pensons dès lors que le moment est venu de (ré)investir dans la Bourse japonaise. Le tracker iShares MSCI Japan EUR hedged ETF (37,6EUR; coté à Amsterdam, ticker IJPE NA; code ISIN: IE00B42Z5J44), où le risque de change (EUR/JPY) est couvert, nous semble un bon instrument. Nous plaçons une limite d'achat pour le portefeuille modèle dans le cadre d'un nouveau thème "Valeurs de base/trackers".