Vous connaissez peut-être l'expression " qui a de l'argent a des pirouettes ". Traduite en termes économiques : les nantis peuvent tout avoir. Ce phénomène n'appartient à aucune époque ni aucune culture. La grande majorité des personnes fortunées aiment le montrer au reste du monde. C'est d'ailleurs sur ce principe humain que repose la croissance du secteur des biens de luxe, l'une des branches les plus porteuses de l'économie. C'était déjà le cas dans l'Antiquité (Egyptiens, Romains...), ça l'est toujours, comme en témoigne la croissance exponentielle de la Chine et d'autres pays...

Vous connaissez peut-être l'expression " qui a de l'argent a des pirouettes ". Traduite en termes économiques : les nantis peuvent tout avoir. Ce phénomène n'appartient à aucune époque ni aucune culture. La grande majorité des personnes fortunées aiment le montrer au reste du monde. C'est d'ailleurs sur ce principe humain que repose la croissance du secteur des biens de luxe, l'une des branches les plus porteuses de l'économie. C'était déjà le cas dans l'Antiquité (Egyptiens, Romains...), ça l'est toujours, comme en témoigne la croissance exponentielle de la Chine et d'autres pays émergents.Les investissements des Chinois dans les biens de luxe totaliseront alors 180 milliards de renminbi (RMB) ou yuan (CNY), ou 27 milliards USD. Une augmentation sensible, dans la mesure où cette part atteignait " seulement " 12% en 2010. La dynamique des produits de luxe tient surtout à l'essor de la classe moyenne supérieure (revenu annuel d'au moins 300.000 CNY ou 46.000 USD). Selon McKinsey, d'ici à 2015, 76 millions de Chinois appartiendront à cette catégorie, ce qui implique qu'entre 2010 et 2015, le nombre de Chinois disposant de moyens suffisants pour devenir des consommateurs réguliers de biens de luxe aura augmenté de 87 à environ 200 millions.Le luxe à portée d'un plus grand nombreSelon une étude conduite par McKinsey, les consommateurs chinois représenteront plus de 20% (22% exactement) du marché mondial du luxe à l'horizon 2015.Le bureau d'étude réputé a interrogé 1500 Chinois nantis par rapport à leur comportement de consommateurs de biens de luxe et a dégagé trois conclusions majeures.Tout d'abord, de plus en plus de Chinois aiment acheter des biens de luxe : ces biens leur procurent un sentiment de confort et ils n'ont aucune gêne à choisir ce type d'articles. En outre, McKinsey a démontré que les Chinois, qui se familiarisent avec ce type de produits, deviennent également de plus en plus exigeants. Les bons produits et services de luxe ne sont jamais assez bons pour eux. Alors que jusqu'il y a peu, les Chinois achetaient encore seulement " un nom ", ils sont désormais attentifs également au rapport qualité/prix, même si évidemment, l'étiquette demeure un facteur déterminant. Enfin, l'étude a révélé que le consommateur de luxe ne résidait plus uniquement à Pékin ou Shanghai mais aussi dans de petites villes. C'est d'ailleurs là que se dessine la croissance la plus franche. En 2015, le " chiffre d'affaires du luxe " dépassera 500 millions CNY par an, non plus dans seulement 30 villes chinoises comme en 2010, mais dans 60 villes.McKinsey en conclut que les groupes de biens de luxe occidentaux actifs en Chine présentent des perspectives réjouissantes. Des paramètres tels que la réputation, la tradition, l'artisanat, etc., demeurent essentiels pour séduire le consommateur chinois. Or malgré une moins bonne année (boursière) en 2013, LVMH demeure de loin le plus grand acteur de ce segment.