La Banque centrale néo-zélandaise a abaissé son taux directeur à 1,50% en mai, puis à 1% début août. Le taux néo-zélandais à 10 ans a atteint un plancher historique. Adrian Orr, le gouverneur de la banque centrale, s'est montré pour le moins évasif, en annonçant que la prochaine révision pourrait s'opérer aussi bien à la hausse qu'à la baisse. Il prévoit un...

La Banque centrale néo-zélandaise a abaissé son taux directeur à 1,50% en mai, puis à 1% début août. Le taux néo-zélandais à 10 ans a atteint un plancher historique. Adrian Orr, le gouverneur de la banque centrale, s'est montré pour le moins évasif, en annonçant que la prochaine révision pourrait s'opérer aussi bien à la hausse qu'à la baisse. Il prévoit une inflation stable, autour de 2%. Comme de nombreux autres pays, la Nouvelle-Zélande souffre du ralentissement de la croissance économique mondiale.Craignant que la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis fasse sentir ses effets jusqu'au pays des Kiwis, les investisseurs privilégient les valeurs-refuge. Le marché table de surcroît sur un nouvel assouplissement de la politique monétaire néo-zélandaise, dans le but de soutenir l'économie. Sous l'impulsion de la jeune Première ministre Jacinda Ardern, le gouvernement a pour la première fois de son histoire établi un budget "bien-être", qui accorde la priorité au bonheur de la population et non plus à la croissance économique. Les économistes peinent à se prononcer sur les effets d'une telle politique à long terme. Pour l'instant, les prévisions font état d'une croissance de 2,7% du produit intérieur brut ces prochaines années.Une légère baisse des taux l'an prochain ne serait pas sans conséquences sur la devise, dont elle ne devrait toutefois pas provoquer de chute brutale face à l'euro. Le dollar néo-zélandais (NZD) évolue depuis 10 ans dans une plage étroite de 1,50-1,75 NZD pour un euro: il est peu probable qu'il en sorte au cours des mois qui viennent. La Nouvelle-Zélande est largement tributaire de ses échanges avec l'étranger; compte tenu du ralentissement de l'économie, les autorités ne devraient pas laisser la monnaie s'apprécier excessivement.