Le cours du développeur français de petites centrales hydroélectriques est retombé à 6,7 euros - un plancher historique déjà atteint fin octobre 2018 - après la publication de semestriels pourtant très acceptables. Pour la première fois depuis 2014, les précipitations ont été suffisantes dans la région de Rodeio Bonito (Brésil) pour que la centrale, d'une capacité de 15 mégawatts (Mw), ne doive pas payer de compensation (0,4 million d'euros versés en 2018). Sur un an, ...

Le cours du développeur français de petites centrales hydroélectriques est retombé à 6,7 euros - un plancher historique déjà atteint fin octobre 2018 - après la publication de semestriels pourtant très acceptables. Pour la première fois depuis 2014, les précipitations ont été suffisantes dans la région de Rodeio Bonito (Brésil) pour que la centrale, d'une capacité de 15 mégawatts (Mw), ne doive pas payer de compensation (0,4 million d'euros versés en 2018). Sur un an, le chiffre d'affaires a progressé de 15% en réals brésiliens et 9% en euros (1,4 million d'euros). Le résultat financier net a plus que doublé, à 4,9 millions d'euros, dont plus de 0,5 million grâce à la hausse de l'USD. Le bénéfice net a bondi à 3,6 millions d'euros (1,2 million l'an dernier), la trésorerie et les actifs financiers de 3%, à 100,8 millions d'euros (soit 17,3 euros par action). Les fonds propres ont gagné 3%, à 121,3 millions d'euros (20,8 euros par action). A 0,42 fois les actifs financiers et 0,35 fois la valeur comptable, la valorisation reste extrêmement basse. Les deux programmes de rachats d'actions propres incompréhensibles menés en 2018 et 2019, à respectivement 9,5 euros et 8,1 euros au plus, ont affecté le cours et la confiance. Mais la contre-performance de l'action s'explique surtout par la lenteur du développement de trois projets hydroélectriques dans la province indienne d'Arunachal Pradesh. Pauk, le plus petit (145 Mw) et le moins avancé, stagne ces dernières années en raison de problèmes avec les différents clans propriétaires du site. Les dossiers Tato 1 (186 Mw) et Heo (240 Mw) ont plus avancé, avec une première étape importante vers l'acquisition des terres par les pouvoirs publics fin septembre, mais le chemin reste long. En outre, l'aménagement de 87 km de routes vers le site pour acheminer le matériel de construction prend beaucoup de retard (fin prévue en 2024-2025 et non 2020-2022) et achoppe sur le reboisement. Début mars, le gouvernement a ébauché un cadre réglementaire relatif à la conclusion d'un contrat d'achat d'électricité avec les sociétés de services aux collectivités - des mesures à suivre. Enfin, Velcan (qui apporte 112 à 134 millions de dollars) doit boucler le financement de la construction, qui durera 50 mois. L'extrême sous-valorisation justifie de conserver l'action (rating 2B) mais la patience s'impose.