La plupart des amateurs de matières premières se limitent au pétrole et aux métaux (précieux). Pourtant, il vaut parfois la peine d'élargir son horizon aux matières premières agricoles, un marché qui recèle régulièrement des opportunités intéressantes. Ainsi le cours du cacao a-t-il baissé de 34% l'an dernier, ce qui constitue sa pire performance depuis 1999. En début de mois, la tonne de fèves de cacao est même retombée à son plus bas niveau en près de quatre ans.
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La plupart des amateurs de matières premières se limitent au pétrole et aux métaux (précieux). Pourtant, il vaut parfois la peine d'élargir son horizon aux matières premières agricoles, un marché qui recèle régulièrement des opportunités intéressantes. Ainsi le cours du cacao a-t-il baissé de 34% l'an dernier, ce qui constitue sa pire performance depuis 1999. En début de mois, la tonne de fèves de cacao est même retombée à son plus bas niveau en près de quatre ans. Le cacaotier a besoin de beaucoup de chaleur et d'humidité, et pousse dans une bande relativement étroite autour de l'équateur. Près de 70% de la production mondiale proviennent d'Afrique de l'Ouest. L'Indonésie (15%) et dans une moindre mesure l'Équateur sont également de grands producteurs et exportateurs de cacao. Les fèves sont transformées en beurre et en poudre de cacao. Les principaux clients sont le secteur agroalimentaire et l'industrie cosmétique. Des contrats à terme sur le cacao se négocient à la fois à Londres (en livre Sterling) et à New York (en dollar américain), sur l'Intercontinental Commodities Exchange (ICE). Historiquement, le marché le plus important est Londres. La baisse des prix, qui s'est encore accélérée au deuxième semestre de 2016, est en partie imputable à la faiblesse de la livre. Mais les bonnes récoltes et l'augmentation de l'offre de fèves de cacao qui en a résulté ont également pesé sur les cours. Nous estimons que le cacao est en train d'atteindre son plancher. Un indicateur de sentiment important se trouve actuellement à son plus bas niveau depuis 2000. Les nouvelles récoltes suscitent des attentes élevées, ce qui accroît le risque de déception. Du côté de la demande, nous ne prévoyons pas de mauvaises surprises. La consommation est stable dans les pays industrialisés et en hausse sur les marchés émergents. Une poursuite de la baisse n'est pas à exclure à court terme, mais le risque baissier est limité au niveau de cours actuel. Ceux qui veulent investir dans le cacao n'ont d'autre choix que de passer par des produits dérivés comme des trackers ou des produits à effet de levier. L'action de KKO International est également cotée sur le segment Alternext d'Euronext depuis octobre 2015. Ce holding possède une plantation de cacao en Côte d'Ivoire. Sa valeur boursière a presque diminué de moitié depuis son introduction en Bourse.