Le deuxième producteur mondial de ciment (derrière le groupe suisse Holcim) sort peu à peu de l'ornière. Car si l'acquisition du groupe égyptien Orascom Cement en décembre 2007 - pour 8,8 milliards EUR - avait été saluée par tous les analystes en raison de son importance stratégique, le timing aurait difficilement pu être pire, à la veille du déclenchement de la crise bancaire internationale. Depuis l'éclatement de la crise des crédits, le plus grand producteur de ciment au monde est en effet suivi de très près par les analystes et les agences de notation. Le directeur (CEO) Bruno Lafont a notamment mal vécu la perte par Lafarge de son statut investment grade, le groupe étant dégradé au rang d'émetteur d'obligations de pacotille (speculative grade). La réduction de l'endettement est par conséquen...